Faits divers – Justice

Ouverture du procès des frères Toinon devant la cour d'assises de Saint-Étienne

Par Sandrine Morin, France Bleu Saint-Étienne Loire jeudi 6 février 2014 à 21:52

Maître Verilhac (à droite).
Maître Verilhac (à droite). © Maxppp

Ce vendredi 7 janvier 2014 s'ouvre le procès d'Aurélien et Johan Toinon, accusés de l'assassinat de leur mère adoptive, Annie, le 15 juillet 2010 à Saint-Galmier (Loire).

C'est la femme de ménage qui avait retrouvée Annie morte sur son lit dans une chambre recouverte de sang. Mme Toinon avait succombé à des coups de barres métalliques.Trois ans et demi après les faits, c'est une famille déchirée qui s'apprête à régler ses comptes devant la cour d'assises de la Loire à Saint-Étienne.

Une famille déchirée

Comme ses deux autres enfants adoptifs - le frère et la sœur d'Aurélien et Johan - Bernard Toinon s'est porté partie civile, mais tous auront un avocat différent. Le père sera défendu par Maître Vérilhac qui répond au micro France Bleu Saint-Étienne Loire de Léo Tescher.

Assises Toinon BOB

Selon Me Vérilhac, il faut d'ailleurs s'attendre à ce que la famille se déchire encore plus pendant cette semaine de procès, les accusés et les parties civiles se rejetant la responsabilité entre eux. Il faut dire que dans la famille Toinon, ce n'était pas le grand amour. En 1993, Annie et Bernard Toinon se rendent en Pologne pour adopter Yannick et Adeline. Ils reviendront finalement aussi avec leur deux frères, Johan et Aurélien. Quand ils arrivent en France, les quatre enfants ont entre sept et onze ans. L'intégration est difficile.

Intégration difficile

La mère est alcoolique et incite ses fils à boire pour savoir qui d'elle ou d'eux sera malade en premier. Le grand-père les insulte de "sales polacks" et se fait fracasser le crâne à coup de téléviseur par Aurélien avant de mourir un mois plus tard en 2000.

Le père, effacé, refuse de céder ses terres agricoles à ses fils. Plus qu'une intégration ratée, c'est tout le projet de vie de famille qui est un échec. Encore plus peut-être pour Aurélien et Johan. Les deux terreurs de la famille qui se réfugient dans la boisson et la bagarre. Les deux garçons étaient d'ailleurs connus et craint à Saint-Galmier pour leur alcoolisme et leur violence. Au moment des faits, lors de l'arrivée des enquêteurs dans le village. Beaucoup d'habitants les ont désigné comme les potentiels assassins de leur mère.

Lire aussi : notre dossier "Le procès des frères Toinon"

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