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"Parce qu'il est le fils de Bernard Laporte, l'affaire se retrouve devant le tribunal de Bordeaux"

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Par , France Bleu Gironde

Baptiste Laporte, fils du président de la Fédération Française de Rugby, a comparu devant le tribunal correctionnel de Bordeaux avec le gérant de la Co(O)rniche, pour avoir exploité sans autorisation, un bar-tapas-paillote "le Blockhaus", de 2015 à 2017, au pied du site classé de la dune du Pilat.

Le tribunal correctionnel de Bordeaux rendra sa décision le 8 mars
Le tribunal correctionnel de Bordeaux rendra sa décision le 8 mars © Maxppp -

C'est "un de ces petits miracles du Bassin" commence dans un grand sourire, Caroline Baret, la présidente du tribunal pour décrire le dossier.  Cette paillote, "ou plutôt cabane, dirons-nous, nous sommes dans le sud-ouest", sort de terre, avec une vue imprenable sur le Bassin, "en 2015, mais ce n'est qu'en 2017 que la justice est saisie". Le "blockhaus" est construit, puis agrandi de 20m2 à 50m2 avec deux terrasses de 100m2, "en dépit de toutes les règles, en zone protégée et sans permis de construire".  

"Même la Sépanso n'a rien dit durant 30 ans !"

Pour la défense et maître Ducos-Ader, "personne, y compris la Sépanso, n'a rien trouvé à redire durant 30 ans ! Cette gargotte était exploité par un certain sauccisson avant depuis 1982 ! Mais parce que c'est  "le fils de" qui reprend l'affaire, avec l'aide du patron de la Co(O)rniche, un ami de son père, William Techoueyres, forcément, l'affaire se retrouve au tribunal et en audience publique. C'est lamentable".  Il ajoute "Baptiste Laporte n'a fait que chausser les pantoufles de son prédécesseur. Il ne faut pas réussir en France. On n'aime pas ça. Pourquoi dites-moi, l'Etat n'a-t-il rien fait avant ? Et pourquoi le poste des maître-nageurs-sauveteurs, lui, de la même façon a le droit de citer sur ce site classé au pied de la dune du Pilat ? Je voudrais comprendre". Ce n'est "pas le débat du jour" tranche le tribunal. 

A la barre William Techoueyres se défend : "on est des entrepreneurs, pas des voyous. Baptiste voulait son affaire. Il est ambitieux et j'ai voulu aider le fils d'un ami. Ma seule erreur, c'est qu'il a fait explosé le chiffre d'affaire a explosé et que je ne l'ai pas vu venir. Si Baptiste n'avait pas réussi, la cabane serait toujours là. Les administrations n'auraient pas tiquées". Le bail de sous-location passé entre les deux, était de 7000 euros par an. Le chiffre d'affaire, révélé à l'audience s'élève, à près de 500  000 euros pour 2015 et un million 400 000 en 2016.

Le ministère public a réclamé 50 000 euros d'amende réclamés pour l'un et 30 000 euros pour le deuxième prévenu. 

Multiples atteintes à l'environnement

Il y a eu atteinte à l'environnement a notamment plaidé maître Normand pour la Sépanso, qui rappelle "que ce n'est pas parce que des personnes ont fait, n'importe quoi des années durant, qu'il faut fermer les yeux et ne jamais réagir!"

A la fin de son interrogatoire, la présidente interroge Baptiste Laporte. "C'est quoi l'environnement pour vous ? C'est préserver les espaces naturels, mais la cabane était déjà là... Vous pensez qu'on y a porté atteinte" interroge-t-il à son tour ? Le tribunal tranchera le 8 mars.

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