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JO Paris 2024 : quel avenir pour le village des médias en Seine-Saint-Denis ?

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Par , France Bleu Paris

La justice a ordonné, mardi 6 avril 2021, la suspension des travaux du futur village des médias qui doit voir le jour en Seine-Saint-Denis pour les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024. Plusieurs associations et riverains s'opposent à ce projet qui "bétonnise" selon eux le territoire.

Parc de la Courneuve en Seine-Saint-Denis où se trouve l'Aire des Vents sur laquelle doit être construit le village des médias
Parc de la Courneuve en Seine-Saint-Denis où se trouve l'Aire des Vents sur laquelle doit être construit le village des médias © Maxppp - Maxppp

Le village des médias pour les JO de Paris est-il remis en cause ? La justice a ordonné, mardi 6 avril 2021, la suspension des travaux du chantier. Construit sur les communes de Dugny, La Courneuve, Saint-Denis et sur vune partie du parc départemental Georges-Valbon (l'Aire des Vents), le village des médias doit accueillir techniciens et journalistes du monde entier à l'été 2024. Il sera ensuite transformé en éco-quartier de 1.300 logements.

"Une atteinte grave et immédiate à la préservation de la biodiversité"

Saisie en référé par deux associations de défense de l'environnement (MNLE 93 et le Collectif pour le Triangle de Gonesse) et par une trentaine de riverains qui attaquaient l'autorisation environnementale délivrée par le préfet de Seine-Saint-Denis, la Cour administrative d'appel de Paris a estime que "l’exécution de l’arrêté attaqué porte une atteinte grave et immédiate à la préservation de la biodiversité, qui constitue à la fois un intérêt public et un intérêt défendu par les requérants". 

Le juge des référés estime aussi qu'il n'est pas avancé de "solutions alternatives permettant de limiter l'atteinte portée aux espèces protégées et, en particulier, d'éviter l'urbanisation, sur une superficie d'environ huit hectares, de la frange sud-ouest de l'aAre des Vents laquelle pouvait en tout état de cause faire l'objet d'une réhabilitation adaptée à son état".

"Une première victoire" pour les opposants

Ce sont aussi les arguments défendus par les opposants au projet qui ne comprennent pas la nécessité de construire des logements sur l'Aire des Vents. "C'est une première victoire de réussir à faire stopper les travaux, c'est un bon résultat et l'occasion de réaffirmer ce que que nous défendons", déclare Bernard Loup, président du colllectif pour Triangle de Gonesse., joint par France Bleu Paris. "Qu'on soit pour ou contre les JO, on est convaincu que les médias préféreraient être à proximité dans des hôtels près du village olympique où seront les athlètes. Là, ce n'est pas l'endroit idéal, ce n'est pas un équipement indispensable au JO", ajoute-t-il.

Du côté de Paris 2024, les organisateurs qui promettent des Jeux plus "verts", plus responsables sur le plan écologique, aucune réaction officielle depuis ce mercredi matin. Pareil au conseil départemental de la Seine-Saint-Denis qui a pourtant cédé le terrain de l'Aire des Vents pour la construction de ce village. Les deux parties renvoient vers la Société de livraison des ouvragres olympiques.

Livraison du village fin 2023, en théorie

La Solideo très discrète aussi pendant toute la journée, réagit finalement dans un communiqué transmis ce mercredi soir. Elle dit "prendre acte" de cette décision et avoir stoppé les travaux dès ce mercredi. Elle rappelle par ailleurs que plusieurs instances ont validé son "dossier de dérogation espèces protégées". "L’Etat et l’ensemble des parties prenantes vont répondre tant sur le plan juridique que sur le fond en apportant les précisions demandées par le juge des référés", prévient-elle. 

"Nous allons défendre notre projet devant la justice car il a du sens. Il a du sens pour les habitants et pour le territoire. Il a du sens parce qu’il va permettre de relier la gare à la ville de Dugny, il recrée du lien entre le parc Georges Valbon et l’Aire de Vents, il assure la dépollution et la renaturation de l’ensemble des sites, il tient compte des espèces naturelles présentes et leur assure un nouvel habitat, confortable, préservé et agrandi à terme", déclare Nicolas Ferrand, le directeur général de la Solideo.

Les équipes de la Solideo sont en train d'évaluer les conséquences que cette procédure judiciaire, qui pourrait durer plusieurs mois ( l'affaire n'a pas encore été jugée sur le fond), peut avoir sur le calendrier. Le village des médias doit être livré, en thérorie, en décembre 2023.

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