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Faits divers – Justice

Paris : après la mort d'un Chinois tué par un policier, une manifestation dégénère, 35 personnes sont interpellées

mardi 28 mars 2017 à 8:53 - Mis à jour le mardi 28 mars 2017 à 14:49 Par Martine Bréson, France Bleu Paris et France Bleu

Près de 150 personnes ont manifesté lundi vers 21h, devant le commissariat du 19e arrondissement de Paris. La manifestation a dégénéré, 35 personnes ont été interpellées. Elles s'indignaient du décès d'un homme tué par un policier dimanche. Il avait tiré au cours d'une intervention chez cet homme.

La manifestation dégénère à Paris.
La manifestation dégénère à Paris. © AFP - CITIZENSIDE / Alphacit NEWCIT / Citizenside

Paris, France

La Chine réagit mardi matin après la mort de l'un de ses ressortissants tué par la police dimanche à Paris. Pékin demande à la France de protéger "la sécurité et les droits" de ses ressortissants. Au cours d'un point de presse, la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a précisé que Pékin avait officiellement protesté auprès des autorités françaises et "exigé que Paris fasse toute la lumière sur cette affaire".

La mort de ce père de famille chinois a provoqué la colère d'une partie de la communauté asiatique. Près de 150 personnes ont manifesté lundi soir à Paris. Elles se sont rassemblées devant le commissariat du 19e arrondissement. Elles s'indignaient de la mort de cet homme, tué dimanche par la police au cours d'une intervention policière à son domicile. La manifestation a dégénéré.

La préfecture de police indique que le commissariat avait voulu recevoir une délégation pour répondre aux questions sur l'intervention de dimanche mais que la rencontre n'a pas eu lieu faute d'interlocuteur.

Des policiers blessés, 35 personnes interpellées

Les manifestants ont jeté des projectiles sur les forces de l'ordre et le commissariat. Une voiture de police a été partiellement brulée, certainement pas un objet incendiaire. Trois voitures appartenant à des particuliers ont été dégradées. Trois policiers de la compagnie de sécurisation et d'intervention ont été légèrement blessés par des jets de projectiles, indique une source policière. Trente-cinq personnes ont été interpellées dont trois pour violences sur agents et trois pour jets de projectiles.

La famille de l'homme décédé conteste la version de la police

Selon la police, appelé pour un différend familial dimanche, un policier s'est fait agressé à l'arme blanche. Pour le défendre son collègue a tiré. L'homme est mort.

La famille du défunt n'est pas d'accord avec cette version des faits. D'après elle, il n'y avait aucun différend familial. L'homme, qui se trouvait avec ses quatre enfants âgés de 15 à 21 ans, était en train de tailler des poissons avec des ciseaux. Selon son avocat, les policiers ont ouvert la porte de force. Le père de famille a été propulsé vers l'arrière. Il n'aurait pas porté de coups et ne se serait pas précipité sur la police. Le policier aurait tiré sans sommation.

L'homme avait fait un passage à l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police

Selon l'avocat de la famille, le père de famille âgé de 56 ans parlait très peu de français. En février 2012, après un appel d'un voisin pour troubles du voisinage, il avait fait un passage à l'hôpital psychiatrique de la préfecture de police. Mais "il n'avait pas d'antécédents psychiatriques majeurs", affirme l'avocat.

La famille doit être entendue mardi après-midi par la police des polices qui a été chargée d'une enquête comme le deuxième district de police judiciaire.