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Mort de Cédric Chouviat : le livreur a crié à sept reprises "J’étouffe" lors de son interpellation

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

Cédric Chouviat, livreur à scooter de 42 ans mort à la suite d'un contrôle routier qui a dégénéré, a crié à sept reprises “j'étouffe” aux fonctionnaires qui l'interpellaient quai Branly à Paris le 3 janvier 2020, selon un rapport d'expertise.

Selon un rapport d'expertise, Cédric Chouviat a dit à sept reprises "J'étouffe" aux policiers lors de son interpellation.
Selon un rapport d'expertise, Cédric Chouviat a dit à sept reprises "J'étouffe" aux policiers lors de son interpellation. © Maxppp - Rémy PERRIN

Ses derniers mots avaient été enregistrés. Cédric Chouviat, livreur à scooter de 42 ans mort à la suite d'un contrôle routier qui a dégénéré, a crié à sept reprises “j'étouffe” aux fonctionnaires qui l'interpellaient quai Branly à Paris le 3 janvier 2020, selon un rapport d'expertise consulté par nos confrères de France Info, confirmant une information du Monde et de Mediapart. 

Cédric Chouviat, plaqué et maintenu au sol, avait perdu connaissance et était décédé deux jours plus tard à l'hôpital. Le rapport se fonde sur des vidéos tournées avec des téléphones portables, par la victime, par un policier et par un automobiliste. En analysant la bande son, les experts établissent que dans un premier temps, "l'échange est relativement correct, même si nous pouvons ressentir une forme de provocation ou de défiance dans les paroles de la personne contrôlée". 

Ensuite, le ton monte : "Allez les provinciaux, mettez toutes les amendes que vous voulez vous kiffez faire ça", a notamment lancé Cédric Chouviat aux policiers, qu'il qualifie de "vrais clowns". À la fin du contrôle, l'un des fonctionnaires lui demande à deux reprises d'essuyer sa plaque. "Par contre, s'il vous plaît peut-être", lance Cédric Chouviat. Le policier dit alors : "Ouais et alors vous croyez que je vais me mettre à quatre pattes je vais vous sucer la bite aussi."   

"J'étouffe"

Quelques secondes plus tard, les experts font état de "trois bruits impulsionnels indéterminés". "Cependant, juste après, la personne précise qu'il vient d'être poussé", indique le rapport. Alors que les policiers veulent de nouveau mettre fin au contrôle, Cédric Chouviat déclare : "Sans votre uniforme, dans la rue, vous n'êtes rien du tout". Il les invective une nouvelle fois et les traite de "clowns". "Tu crois que j'ai peur d'un mec comme toi", lance-t-il, répétant huit fois "pauvre type". 

Onze minutes après le début de l'enregistrement, Cédric Chouviat traite un policier de guignol. Ce dernier décide alors de l'interpeller. À plusieurs reprises, l'interpellé indique aux policiers de "ne pas le toucher", qu'”ils n'ont pas le droit de le toucher", "d'arrêter de le pousser". Pendant l'interpellation, Cédric Chouviat dit aux policiers "Arrête", "je m'arrête", puis à sept reprises "j'étouffe". 

Les quatre policiers ont été entendus mercredi dernier par l’IGPN, dans le cadre de l’information judiciaire relative au décès de Cédric Chouviat, d'après France Info. Les quatre agents sont convoqués chez les juges d’instruction chargés de l’affaire au début du mois de juillet.    L'avocat de la famille de Cédric Chouviat, Arié Alimi, a réagi : "Désormais il incombe à Christophe Castaner d'interdire la technique de plaquage ventral et la clé d'étranglement, sauf à faire envoyer beaucoup de policiers aux assises", a-t-il déclaré.

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