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Faits divers – Justice

Paris-Clermont : le procès du conducteur de train ivre renvoyé au 28 novembre à Nevers

mercredi 30 août 2017 à 18:59 Par Eric Le Bihan, France Bleu Berry, France Bleu Pays d'Auvergne et France Bleu

Poursuivi pour avoir grillé l'arrêt en gare de Nevers le 28 juin dernier, le cheminot a obtenu le report de son procès fin novembre. Son nouvel avocat étant retenu à Versailles pour une autre affaire. D'ici là, le prévenu reste sous contrôle judiciaire et interdit d'exercer son métier.

Train Intercités Paris-Clermont
Train Intercités Paris-Clermont © Radio France - Emmanuel Moreau

Auvergne, France

Le tribunal de Nevers a répondu favorablement à la demande de report du procès en correctionnel du conducteur de train parisien. Le prévenu a changé d'avocat et ce dernier, qui plaidait à Versailles, n'était pas disponible. Une nouvelle audience a donc été fixée au 28 novembre prochain. D'ici là, le cheminot est toujours sous le coup d'une procédure disciplinaire engagée par la SNCF. Parallèlement à son interdiction d'exercer son métier, il doit pointer deux fois par mois au commissariat proche de son domicile situé, en banlieue parisienne. Le conducteur de train (qui ne conduit plus aucun véhicule) est enfin dans l'obligation de suivre des soins contre l'alcoolisme. Il doit désormais répondre de mise en danger de la vie d'autrui.

Rappel des faits

Le 28 juin dernier, le conducteur de l'Intercités Paris-Clermont grille l'arrêt en gare de Nevers. Il continue son chemin, déclenchant les mesures de sécurité. Les signaux sont mis au rouge, un ordre d'arrêt respecté par le conducteur en gare de Saincaize (Nièvre), une dizaine de kilomètres après Nevers. S'il n'avait pas respecté la signalisation, le train aurait freiné automatiquement, tout comme s'il avait dépassé les vitesses limites autorisées. Les gendarmes, qui l'ont interpellé sur le quai de la gare de Saincaize, ont retrouvé un cubitainer de rosé entamé dans la locomotive et le cheminot a reconnu avoir bu plusieurs bières avant de prendre son service. La prise de sang a révélé un taux d'alcoolémie de 3,34 grammes d'alcool par litre. Ce conducteur expérimenté, basé au dépôt de la gare de Lyon à Paris, n'avait pourtant jamais connu de problème de ce genre.