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Faits divers – Justice

VIDÉO | Paris : elle filme son agresseur sexuel dans le métro, la police ouvre une enquête

jeudi 1 novembre 2018 à 17:59 Par Martine Bréson et Mélodie Pépin, France Bleu Paris et France Bleu

Pour dénoncer l'homme qu'elle accuse d'agression sexuelle lundi soir dans le métro à Paris, Adélaïde a filmé son agresseur avant de poster la vidéo sur Twitter. La Sûreté Régionale des Transports, qui a repéré la vidéo, a ouvert une enquête avant même que la victime n'ait porté plainte.

Elle filme son agresseur dans le métro.
Elle filme son agresseur dans le métro. © Maxppp - Vincent Isore

Paris, France

Adélaïde, une jeune femme de 35 ans, poste la vidéo de son agresseur sexuel sur Twitter et la Sûreté régionale des Transports s'empare aussitôt de l'affaire. Deux enquêtes sont ouvertes.

Juste après son agression lundi, Adélaïde avait eu la présence d'esprit de filmer son agresseur avec son téléphone pour avoir une preuve. "J'ai pris la vidéo pour être sûre de ce qui s'est passé", raconte la jeune femme à France Bleu Paris. Après avoir pris connaissance de la vidéo et avant même que la victime n’ait déposé plainte, des policiers spécialisés dans les infractions à caractère sexuel se mobilisent. Ils interviennent vite pour éviter que les images de vidéosurveillance de la RATP ne soient supprimées. 

Sur sa vidéo, on voit l'homme fixer longuement Adélaïde

Sans vidéo, vous n'êtes pas crue" - Adélaïde

Adélaïde raconte que l'homme l'a "frôlée" et lui a "touché les fesses", à la station Gare de Lyon, sur le quai de la ligne 1, lundi soir. Quand elle se retourne, il lui fait "un clin d’œil". "Il avait un regard glaçant", raconte-t-elle, "il n'a pas dit un mot".  Elle décide alors de prendre son téléphone et de le filmer. "Sans vidéo, vous n'êtes pas crue". 

Elle le suit pendant près de deux minutes dans les couloirs du métro, il se retourne à plusieurs reprises en lui lançant des "petits sourires en coin". Puis elle se réfugie au milieu d'usagers qui attendent une rame, continuant de filmer son agresseur qui se tient derrière en retrait, bien droit, les mains dans les poches en la fixant de longues de secondes avant de finir par partir. Adélaïde affirme qu'il a tenté d'agresser une autre femme en repartant, mais ce n'est pas visible dans la vidéo. Même si elle ne se considère pas comme peureuse, elle avoue que ce soir là, dans le métro, elle avait les jambes qui tremblaient. 

La vidéo a très vite circulé sur les réseaux sociaux. Un policier a rapidement contacté la jeune femme et l'a invitée à appeler la Sûreté régionale des Transports qui, disait-il, attendait son appel.

Le jeune femme assure qu'elle ira porter plainte. Elle attend que les policiers aient récupéré les images pour aller les authentifier. Même s'il n'est jamais trop tard pour aller au commissariat, la Sûreté Régionale des transport souligne qu'il ne faut pas se contenter de dénoncer son agresseur sur les réseaux sociaux mais qu'il faut d'abord porter plainte, car les bandes de vidéo surveillance sont supprimées au bout de 48h.