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Paris : il est persuadé d'avoir croisé les terroristes 2 heures avant les attentats

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Par , France Bleu Paris, France Bleu
Paris, France

Depuis les attentats de Paris, la police a reçu 10.000 appels de témoins éventuels. Parmi ces témoignages, celui d'Antoine, qu'a recueilli France Bleu 107.1. Ce jeune parisien pense avoir croisé deux des terroristes à 19h45 dans un bar tabac près du Petit Cambodge. Il a été entendu par la PJ.

Recueillement devant le Petit Cambodge, à Paris.
Recueillement devant le Petit Cambodge, à Paris. © Radio France - Rémi Brancato

Comme beaucoup de personnes, Antoine a témoigné dans l’enquête sur les attentats du vendredi 13 novembre. Ce jeune parisien, qui vit dans le 11e arrondissement était rue Bichat, vendredi soir, à 19h45, à 100 mètres du restaurant le Petit Cambodge, visé par une fusillade. Il achète des cigarettes dans un bar tabac, le Kelton, et croise alors deux hommes, très "nerveux", au comptoir. L'un d'eux lâche notamment une menace violente à l'encontre des femmes.

"J'ai tourné la tête en pensant qu'il allait me sauter à la gueule"

Le jeune homme s'en va, chez une amie. Il apprend deux heures plus tard que des fusillades ont éclaté, s’inquiète pour des amis, rentre se coucher, sous le choc, et ne réalise que le lendemain que sa rencontre pourrait avoir un lien.

"Je me suis réveillé en sursaut en me disant :'mais c'est sur, c'est eux'!"

Rémi Brancato a rencontré Antoine, qui a témoigné.

Antoine tente d'appeler le 197, le numéro dédié aux éventuels témoins. Sans succès, il est saturé. Il laisse donc un message sur le site www.securite.interieur.gouv.fr. La police judiciaire le convoque le dimanche, au siège de la police judiciaire parisienne, au 36 quai des Orfèvres, et son audition dure 3 heures. "J'ai fait un procès verbal très détaillé", raconte le jeune homme.

Les photos des 7 kamikazes tués

Les policiers recueillent à deux reprises son histoire et lui présentent une planche, avec des photos. Elles montrent les cadavres des 7 kamikazes tués lors des attentats. 

"Les personnes que j'ai reconnues correspondaient aux cadavres du Bataclan. Est ce que c'étaient eux? Seuls les forces de l'ordre le savent."

Ce témoignage n'a pas été confirmé ni infirmé par la police. S'il se vérifiait, il montrerait que deux des trois kamikazes qui ont attaqué le Bataclan se trouvaient déjà dans Paris près de deux heures avant de passer à l'acte, à 19h45 et près des lieux d'une autre fusillade.

"Je crois reconnaître 2 personnes", dit Antoine.

Antoine n'en est pas sur mais il a peut être rencontré les kamikazes peu avant : "Ma mère me dit que c'est horrible si j'ai croisé les terroristes mais moi je n'en ai rien à faire, car à côté de moi, il y a des gens qui ont vu des trucs monstrueux au Bataclan".

10 000 appels en une semaine

La police n'a pas dit au jeune homme si son témoignage était plausible au vu des autres éléments de l'enquête. Mais qu'importe, l'important, pour lui, est d'avoir éventuellement pu les aider.

Je serai ravi de savoir un jour que mon témoignage a servi.

Depuis une semaine, la police nationale dit avoir recueilli 10 000 appels au numéro dédié, le 197. 27 agents de police judiciaire sont dédiés spécifiquement à cette cellule "alerte attentats" pour recueillir les témoignages.

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