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Paris : 20.000 manifestants contre les violences policières, des incidents en marge du défilé

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Paris, France Bleu

La manifestation, pacifique, a été dispersée par les forces de l'ordre, qui ont tiré des gaz lacrymogènes mardi soir, provoquant un affrontement entre certains manifestants et forces de l'ordre. Le rassemblement était organisé contre les violences policières et en hommage à Adama Traoré.

Mardi soir, 20.000 personnes ont manifesté contre les violences policières à Paris.
Mardi soir, 20.000 personnes ont manifesté contre les violences policières à Paris. © AFP - Julien Benjamin Guillaume Mattia / ANADOLU AGENCY /

Des incidents ont éclaté ce mardi soir à Paris lors d'un rassemblement organisé notamment à l'appel d'Assa Traoré, la soeur d'Adama Traoré, un jeune homme noir décédé en 2016 lors de son interpellation. 20.000 manifestants se sont rendus devant le palais de justice de Paris pour dénoncer le racisme et les violences policières. La préfecture de police de Paris avait interdit ce rassemblement mardi 2 juin au matin mais il a été maintenu à 19h. 

Des tirs de gaz lacrymogène et des affrontements, 18 arrestations 

A l'issue de la manifestation, 18 personnes ont été interpellées indique ce mercredi matin la préfecture de police.

Pendant plus de deux heures, la manifestation s'est déroulé dans le calme jusqu'à 21h. Selon un journaliste de France Inter présent sur place, alors que des manifestants commençaient à quitter les lieux, une colonne de gendarmes s'est interposée. "On était face à eux mais on était très calmes. On était juste en train de crier haut et fort "Justice pour Adama" et ils ont commencé à lancer des gaz lacrymogènes", témoigne une jeune manifestante au micro de France Inter.  

Dans le cortège, c'est la confusion : "Les policiers étaient en train de bloquer, les gens ne savaient pas de quel côté partir", explique une manifestante, séparée du gros de la foule par un cordon déployé par les gendarmes. Le gaz éloigne la foule, mais les gens restent dans les rues adjacentes. 

Lorsque des fourgons de police ont surgit sur l'avenue de Clichy, ils ont été caillassés. Julien, un manifestant, estime que ce sont les forces de l'ordre qui ont provoqué l'affrontement : "On a tous mis un genou à terre pour montrer qu'on était pas là pour la violence, mais pour la justice. Ils nous ont chargé d'un coup, ils ont commencé à être violents. Tout le monde a répondu par la violence parce qu'on peut pas laisser faire", détaille-t-il au micro de France Inter.

Pour Christophe Castaner, "la violence n'a pas sa place en démocratie" 

"La violence n'a pas sa place en démocratie. Rien ne justifie les débordements survenus ce soir à Paris, alors que les rassemblements de voie publique sont interdits pour protéger la santé de tous", a tweeté le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.

"Justice pour Adama" et "Black Lives Matter"

Avant ces affrontements et débordements, la manifestation s'était déroulée dans le calme. Parmi les slogans : "Justice pour Adama" et "Black Lives Matters".  

Cet appel à la manifestation intervenait quelques jours après une nouvelle expertise médicale qui écarte la responsabilité des gendarmes dans le décès d'Adama Traoré et dans le contexte d’intenses violences urbaines aux Etats-Unis après la mort, à Minneapolis, de George Floyd, un homme noir asphyxié par un policier blanc lors d'une interpellation.

Ce mardi 2 juin, l'avocat de la famille Traoré a révélé qu'une contre-expertise médicale demandée par la famille contredisait l'expertise publique. Elle a été réalisée par un professeur de médecine, qui estime que le plaquage ventral opéré par les gendarmes lors de l’arrestation du jeune homme il y a quatre ans est à l’origine de sa mort.

Manifestations à Lille, Marseille et Lyon 

D'autres manifestations ont eu lieu ailleurs en France contre les violences policières, rassemblant 2.500 personnes à Lille, 1.800 à Marseille, ou 1.200 à Lyon.

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