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Dossier : Coronavirus Covid-19

Paris-Normandie : le tribunal de commerce donne trois mois au journal pour trouver un repreneur

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure)

Le tribunal de commerce de Rouen a examiné ce mardi 21 avril 2020 l'avenir du journal Paris-Normandie. Le quotidien régional est officiellement en liquidation judiciaire et il a trois mois pour trouver un repreneur.

La direction du journal Paris-Normandie avait demandé sa mise en liquidation judiciaire.
La direction du journal Paris-Normandie avait demandé sa mise en liquidation judiciaire. © Radio France - Laurent Philippot

Le tribunal de commerce de Rouen donne trois mois au journal Paris-Normandie pour trouver un repreneur et le place en liquidation judiciaire. La justice a examiné la situation du quotidien lors d'une audience en visio-conférence qui s'est tenue ce mardi 21 avril 2020. Alors que la liquidation judiciaire du journal semblait inéluctable, la question était de savoir si le tribunal accorderait un délai à des repreneurs pour se présenter. Ce sera donc trois mois. "Trois mois, le temps de retrouver un repreneur, ce qui ne manquera pas", a commenté Jean-Louis Louvel, actionnaire principal du journal. 

A l'issue de l'audience du tribunal de commerce, les représentants du personnel ont expliqué dans un communiqué que leur avocate, Maître Jessy Levy, "avait plaidé pour une période de poursuite d'activité « suffisante pour permettre d'avoir le meilleur dossier de reprise possible », qu'il s'agisse de sauvegarde des emplois, de solidité financière et de pérennité du titre. Alors que le président du tribunal évoquait une période de trois semaines, la procureure et la représentante du fonds de garantie AGS ont plutôt évoqué trois mois." 

On veut vraiment une offre qui permette à Paris-Normandie de se redresser

Les représentants du personnel annoncent leur intention de veiller la pérennité des projets de reprise et à leur impact en matière d'emplois. Pour nous, le combat pour la défense des salariés de Paris-Normandie ne fait que commencer." Anne Bouchet, élue du Syndicat national des journalistes insiste : "C'est la 3e fois qu'on se retrouve devant le tribunal de commerce depuis 2012 et on n'a pas envie de revivre ça donc on veut vraiment une offre qui permette à Paris-Normandie de se redresser, de se réinventer et de pouvoir faire ça sereinement."

Le journal est en proie à des difficultés financières depuis plusieurs années mais la crise du coronavirus a accentué brutalement le problème. En un mois, Paris-Normandie a été "plaqué au sol" ont écrit les dirigeants du journal dans un communiqué annonçant leur volonté de demander la liquidation judiciaire jeudi dernier après un CSE. 

Mercredi 15 avril, le tribunal de commerce avait acté la mise en liquidation de la RNP (Régie normande de publicité) et ce mardi c'est la Snic (Société normande d'information et de communication) qui était devant le tribunal de commerce. Ces deux sociétés forment le journal Paris-Normandie qui emploie 213 personnes. 

Le journal est détenu depuis 2017, à plus de 90%, par le chef d'entreprises rouennaises Jean-Louis Louvel également candidat aux municipales à Rouen. "Est-ce que toutes les aides ont bien été demandées ? A-t-il fait tout ce qu'il fallait pour sauver le journal ?" interroge Christophe Mulot, délégué syndical Silpac CGT du journal, ouvrier à l'imprimerie du journal. "Il y a une déception à l'égard de notre actionnaire", ajoute-t-il. 

Une région comme la nôtre peut-elle vivre sans quotidien ?

Le quotidien Paris-Normandie couvre l'actualité de la Seine-Maritime et de l'Eure depuis l'après-guerre. "Une région comme la nôtre peut-elle vivre sans quotidien ?" interrogeait Bertrand Tierce, le vice-président du club de la presse de Normandie, très mobilisé pour soutenir le journal sur France Bleu ce mardi matin. "En France, la disparition d'un quotidien régional est une situation inédite", ajoutait le sociologue des médias, Jean-Marie Charon. 

Dans un communiqué ce mardi, les communistes dieppois Nicolas Langlois (maire de Dieppe) et Sébastien Jumel (député) expriment leur soutien au journal.  De nombreux autres politiques de la région ont exprimé leur soutien à Paris-Normandie. Certains l'ont fait à travers le mot-dièse #PasSansPN lancé sur Twitter par le club de la presse. C'est le cas notamment du député LREM de l'Eure Bruno Questel ou encore de Gilbert Renard, le maire de Bois-Guillaume et président du groupe centre et droite à la métropole de Rouen.

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