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Faits divers – Justice

Paris : 4.000 "gilets jaunes", un manifestant perd quatre doigts

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Paris, France Bleu

Selon le ministère de l'Intérieur, 4.000 "gilets jaunes" manifestaient à Paris, ce samedi, pour la nouvelle journée de mobilisation. Des échauffourées ont eu lieu devant l'Assemblée Nationale. Un manifestant a été grièvement blessé à une main.

Les "gilets jaunes" réunis à Paris pour l'acte 12, samedi 2 février 2019.
Les "gilets jaunes" réunis à Paris pour l'acte 12, samedi 2 février 2019. © Maxppp - YOAN VALAT

Paris, France

D'après les chiffres du ministère de l'Intérieur, 4.000 "gilets jaunes", défilaient dans Paris, ce samedi 9 février. Le cortège se dirige vers le Champs-de-Mars après être passé par le Sénat et l'Assemblée Nationale où la tension est montée en milieu de journée quand certains manifestants ont essayé d'entrer dans l'Assemblée, repoussés par les forces de l'ordre. Dans ces échauffourées, un "gilet jaune" a été très gravement blessé à une main. Il a eu quatre doigts arrachés.

Le manifestant blessé à la main a été opéré et une enquête judiciaire a été ouverte. "On a déclenché immédiatement une enquête judiciaire pour comprendre ce qui s'est passé", a déclaré le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner ce dimanche sur France Inter/franceinfo/Le Monde. De son côté, le parquet de Paris a indiqué avoir ouvert une enquête pour rechercher les causes des blessures graves. L'IGGN, l'Inspection générale de la Gendarmerie nationale a été saisie.

Selon un témoin, le manifestant "a reçu une grenade de désencerclement au niveau de son mollet, il a voulu mettre un coup de main dedans pour ne pas qu'elle explose vers sa jambe et elle a pété quand il l'a touchée".  Selon le ministre de l'Intérieur, 133 enquêtes judiciaires sont actuellement menées par l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), allant "de blessures graves (...) à l'insulte simple".

De nouveau des dégradations

Des tensions qui se sont reproduites régulièrement, tout au long du cortège dans Paris. Certains manifestants ont incendié des poubelles, brisé des vitrines de commerces, descellé des containers de tri sélectif. Dans les faces-à-faces entre police et "gilets jaunes", les forces de l'ordre ont parfois chargé à cheval. Une voiture de l'opération Sentinelle a aussi été incendiée près de la Tour Eiffel, provoquant "l'indignation" de Christophe Castaner, le ministre de l'Intérieur, sur Twitter.

"La quasi-totalité des distributeurs de billets de banque du parcours de la manifestation d'hier ont été détruits, mais aussi du mobilier urbain et des voitures, souvent de luxe : c'est très classique de l'ultra gauche", a réagit dimanche, le ministre de l'Intérieur. En plus de la voiture de l'opération Sentinelle, une Porsche a été incendiée. "C'est la même personne " qui a mis le feu aux deux véhicules, "quelqu'un qui est bien identifié et vient de la mouvance anarcho-libertaire", a rajouté Christophe Castaner, tout en précisant que cet homme a été placé en garde à vue. 

Selon les autorités, 45 personnes ont été interpellées samedi à Paris, en marge des manifestations des "gilets jaunes" et 42 ont été placées en garde à vue.

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