Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Partiels à l'université : "On ne comprend pas trop les examens en présentiel" témoigne une étudiante basque

-
Par , France Bleu Pays Basque

La plupart des étudiants basques passeront leurs partiels du second semestre la semaine prochaine. En présentiel ou à distance, le flou autour de leur organisation angoisse certains jeunes, déjà fragilisés par la crise sanitaire.

L'organisation des partiels du second semestre reste compliquée avec la crise sanitaire.
L'organisation des partiels du second semestre reste compliquée avec la crise sanitaire. © Maxppp - Marc OLLIVIER

L'organisation des partiels du second semestre à l'université pose question. Si certains étudiants les ont déjà passés, la plupart démarrent la semaine prochaine au Pays basque. Cette semaine, la ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a précisé sur France Inter qu"à partir du 3 mai, les examens peuvent reprendre en présentiel". Une source d'angoisse supplémentaire pour certaines étudiants basques, après une année déjà difficile à cause de la crise sanitaire. 

Pour certains, le dernier examen en présentiel remonte au brevet 

"On s'est beaucoup aidés sur le groupe Facebook qu'on a entre étudiants, témoigne Noémie, 18 ans, en L1 de droit à Bayonne. Ses partiels démarrent la semaine prochaine. Vis-à-vis des professeurs, il y en a qui sont plus absents que d'autres. Il y en a qui nous ont seulement envoyé des cours par mail et qui font des visio là, a une semaine des partiels, c'est assez compliqué à suivre, mais on a pas le choix que de s'adapter".

Le fait de se retrouver devant sa feuille, assise sur les bancs de la fac, a de quoi l'impressionner : "Il y a une inquiétude assez présente. On n'a jamais passé d'examen. Pas de Bac, pas d'oral blanc. Le dernier vrai examen en présentiel remonte au brevet."

Heureusement que le partiel blanc s'est déroulé en présentiel, assure alors Noa, autre étudiante L1 de droit. "Ça s'est bien passé. Même si on n'a pas eu la même formation que certains élèves les années précédentes, je suis contente parce que parce que du coup, je me sentais plus en ambiance d'examen." 

"On a accumulé beaucoup de fatigue"

Alice*, en L3 de droit, n'a su que ce mercredi soir que ses partiels seraient officiellement en présentiel, dans deux semaines. "On ne comprend pas trop les examens en présentiel, dans le sens où on a fait toute l'année en distanciel. Personnellement, les seules choses que j'ai faites en présentiel, ça a été quelques TD, maximum six TD d'1h30 à la faculté et on estime que ce n'est pas suffisant et ça ne justifie pas un examen en présentiel."

L'incertitude a rajouté une angoisse supplémentaire aux étudiants déjà fragilisés par la crise sanitaire. "Depuis décembre, on n'a pas eu un seul moment pour se reposer. Contrairement aux autres années, là on n'a pas forcément fini nos cours. On est en train de faire nos TD, mais on est aussi en train de faire les admissions Master et aussi les révisions d'examens. Du coup, depuis décembre, on a accumulé beaucoup de fatigue. Et là, il y a beaucoup, beaucoup d'étudiants qui sont à bout." 

"C'est à faire des crises d'angoisse. Moi, j'ai une copine qui fait de la tachycardie. Que ce soit des malaises, des crises d'asthme... c'est en train d'atteindre notre santé mentale, physique. C'est vraiment très lourd." — Alice*, étudiante en droit

Autre problème, certains étudiants ont dû quitter leur appartement, et devront trouver des solutions d'hébergement pour les partiels. "Je connais des étudiants qui vivent actuellement à Paris, à Toulouse, à Bordeaux et qui viennent par exemple à Bayonne ne serais-ce que pour un cours d'1h30" ajoute Alice.

Un protocole sanitaire strict

"L'ensemble des épreuves, que ce soient les oraux ou les épreuves écrites se tiendront en présentiel, sur le campus" confirme Philippe Zavoli, le doyen de la fac de Bayonne, directeur du collège des Etudes Européennes et internationales. Avec un protocole sanitaire strict, et notamment le respect des distances entre les étudiants, et donc des jauges dans les amphithéâtres. "Depuis le mois de février, on a commencé à faire revenir les étudiants sur site. Toutes les promo n'ont pas pu revenir aussi facilement; je pense notamment aux promotions d'étudiants qui sont les plus nombreux. Mais pour les examens, il nous paraissait important, d'un point de vue pédagogique, qu'ils puissent passer les épreuves en présentiel. Et puis, il y a des épreuves et des matières qui se prêtent plus difficilement au distanciel."

Réécoutez l'interview de Philippe Zavoli, directeur du collège des Etudes Européennes et internationales, il était l'invité de France Bleu Pays Basque ce jeudi matin : 

Philippe Zavoli, le doyen de la faculté de Bayonne, directeur du collège des études européennes et internationales

Philippe Zavoli, le doyen de la faculté de Bayonne
Philippe Zavoli, le doyen de la faculté de Bayonne © Radio France - Andde Irosbehere

*Le prénom a été modifié

Choix de la station

À venir dansDanssecondess