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Pas de cas de coronavirus dans les prisons de la Marne et des Ardennes mais la psychose s'installe

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Par , France Bleu Champagne-Ardenne

Dans les prisons de la Marne et des Ardennes, aucun cas de coronavirus n'a été détecté. Mais le sentiment de psychose monte et les personnels pénitentiaires réclament des masques pour se protéger. Chez les détenus, la fin des visites pose problème.

Les mesures de confinement sont mal acceptées dans les prisons
Les mesures de confinement sont mal acceptées dans les prisons © Radio France - Margaux Stive

Dans la Marne et des Ardennes, aucun cas de coronavirus n'a été détecté dans les prisons malgré quelques suspicions. "Les détenus qui présentent des signes passent par le médecin de la prison avant d'être envoyés à l'hôpital si les symptômes persistent, tous les tests qui ont été passés dans les prisons de la Marne et des Ardennes se sont révélés négatifs", explique Julien Sohier, secrétaire régional Champagne Ardennes pour le syndicat Pénitentiaire Force Ouvrière. 

Isolement total pour les détenus positifs au Covid-19

Si un détenu est positif au Covid-19, il serait placé à l'isolement, dans une cellule individuelle, afin de réduire au maximum les contacts avec les autres détenus et les personnels pénitentiaires. Mais pour Julien Sohier, les prisons marnaises et ardennaises ne pourraient pas faire face à un nombre trop important de détenus contaminés, "on est déjà en surpopulation carcérale, les détenus sont entre 2 et 4 dans chaque cellule. Un ou deux cas, on pourrait s'arranger, mais plus ce ne serait pas possible", dit-il. Dans le Grand Est, il existe un hôpital pénitentiaire à Nancy, mais les personnels soignants qui y officient habituellement sont réquisitionnés pour venir en aide à l'hôpital public

Du gel hydroalcoolique mais toujours pas de masques

Pour se protéger, les agents pénitentiaires ont reçu du gel hydroalcoolique, mais le problème reste le manque de masques. "On a peur de contaminer les détenus et vice versa. On ne comprend pas pourquoi on n'a même pas le droit à des masques chirurgicaux. On se sent oublié alors qu'on a des contacts rapprochés avec les détenus et on est en première ligne". Les agents craignent pour leur sécurité et la sécurité des détenus : "on peut avoir le virus sans le savoir et contaminer toute la prison" s'alarme le syndicat. 

Les seuls qui disposent de masques sont les personnels médicaux de la prison mais leur nombre a été réduit pour faire face au manque d'effectif dans les hôpitaux. "C'est le service minimum, il y a une infirmière et un médecin et seules les consultations urgentes sont assurées" précise Julien Sohier.

Sentiment de psychose dans les prisons 

La fin des parloirs, décidée par le ministère de la Justice, le 18 mars dernier, a créé des tensions dans les établissements pénitentiaires. "Il y a entre 5 et 10 incidents plus ou moins graves, chaque jour en France. A Reims, c'est plutôt calme mais la situation est de plus en plus tendue à Châlons-en-Champagne. Les agents font face à une population pénale récalcitrante et la situation sanitaire compliquée contribue a épuiser les agents" termine Julien Sohier. A l'heure actuelle, en France, 10 détenus ont été testés positifs au coronavirus.  

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