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Faits divers – Justice DOSSIER : L'affaire Péchier à Besançon : un anesthésiste soupçonné d'empoisonnement sur des patients

L'anesthésiste de Besançon mis en examen pour empoisonnement a été laissé libre sous contrôle judiciaire

Soupçonné de 17 nouveaux cas d'empoisonnements à la clinique Saint-Vincent de Besançon, le docteur Frédéric Péchier a été mis en examen ce jeudi soir. Mais l'anesthésiste, qui se dit victime d'un complot, n'est pas placé en détention provisoire, contrairement à ce que demandait le procureur.

L'anesthésite Frédéric Péchier au palais de justice de Besançon en mars 2017
L'anesthésite Frédéric Péchier au palais de justice de Besançon en mars 2017 © Maxppp - Ludovid Laude

Besançon, France

Au terme d'une très longue journée "marathon" passée au palais de justice de Besançon, où il était arrivé en début de matinée jeudi sous escorte policière, après 48h de garde à vue, le docteur Frédéric Péchier a été mis en examen ce jeudi soir vers 21h par deux juges d'instruction. L'anesthésiste a ensuite dû veiller jusqu'à 3h du matin ce vendredi, le temps des plaidoiries de ses quatre avocats, puis du délibéré de la juge des libertés et de la détention, pour apprendre qu'il n'était pas placé en détention provisoire, contrairement à la demande du parquet.

Plus tôt dans l'après-midi, le procureur de la République Étienne Manteaux avait convoqué une conférence de presse pour préciser les détails de l'enquête à l'origine de la nouvelle interpellation du docteur Péchier qui risque la réclusion criminelle à perpétuité. Après avoir examiné plusieurs dizaines de cas suspects, la justice en a retenu 17, dont sept mortels, des arrêts cardiaques survenus lors d'interventions chirurgicales sur des patients âgés de 4 à 80 ans. Les faits sont survenus entre octobre 2008 et novembre 2016 à la clinique Saint-Vincent de Besançon. Ces nouveaux cas ont été qualifiés "d'empoisonnement sur personne vulnérable".  

Frédéric Péchier tombe dans les bras d'une de ses filles après l'annonce du maintien de son contrôle judiciaire

Déjà mis en examen en mars 2017 pour des soupçons d'empoisonnements sur sept patients - dont deux cas mortels - , Frédéric Péchier avait alors déjà évité la case prison, en étant placé sous contrôle judiciaire. C'est-à-dire la même décision rendue par la juge des libertés et de la détention : un placement sous contrôle judiciaire, assorti cette fois de l'interdiction de paraître à Besançon et dans la commune voisine de Montfaucon où il réside. 

L'anesthésiste bisontin a aussitôt longuement enlacé une de ses filles présentes dans la salle d'audience. Il va désormais partir vivre dans l'ouest de la France, près de Poitiers dont il est originaire

"Une bonne décision" pour les avocats du docteur Péchier

"Nous considérons que c'est une bonne décision, elle se démarque de ce que pourrait être un emballement judiciaire" a réagi Me Jean-Yves Leborgne, l'un des avocats du docteur Péchier, "le magistrat a considéré que ni les problèmes de sûreté, c'est-à-dire de présence, de réponses aux convocations de la justice, ni les exigences de l'instruction ne justifiaient une détention". 

Soulagés, Jean-Yves Leborgne et son autre défenseur, Randall Schwerdorffer, précisent toutefois être étonnés et contrariés par le timing du procureur. Étienne Manteaux s'est adressé aux médias avant même la présentation de leur client aux juges d'instruction.