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Faits divers – Justice

Pas de prison ferme pour les deux vigiles cambrioleurs à Guéret

jeudi 11 avril 2019 à 19:46 Par Céline Autin, France Bleu Creuse

Jugés en comparution immédiate, deux agents de sécurité de la maison de l'Economie à Guéret sont reconnus coupables de quinze vols commis entre novembre 2018 et mars 2019. Ils sont condamnés à six mois de prison avec sursis et vont devoir indemniser les victimes.

Le palais de justice de Guéret
Le palais de justice de Guéret © Radio France - Sophie Peretti

Guéret, France

Face au tribunal, les deux vigiles reconnaissent tout de suite la série de vols dans la maison de l'Economie : "On a commencé par manque d'argent, et ensuite c'était l'engrenage" avoue l'un d'entre eux. Entre novembre 2018 et mars 2019, les bureaux de la Chambre de commerce et d'industrie, de la Chambre d'Agriculture, et de la Chambre des métiers sont régulièrement visités

L'enquête se dirige rapidement vers des travailleurs internes à l'entreprise, car les vols sont commis sans effraction. Ce qui met la puce à l'oreille des enquêteurs, ce sont les emplois du temps des vigiles, qui ne concordent pas. Ils sont ensuite identifiés sur une caméra de surveillance du MacDonald's de Guéret, en train d'utiliser des tickets restaurants qu'ils ont volés. Mis devant leurs contradictions, les deux hommes avouent tout aux enquêteurs : "Il nous fallait une bonne claque dans la figure pour remettre les choses en place."

La liste des vols (une quinzaine) est impressionnante : une vingtaine d'ordinateurs, 500 euros en numéraires, des tickets restaurants, des caisses des champagne ... Mais le crime ne profite guère aux deux hommes, qui ne parviennent pas à vendre leur butin sur internet et doivent l'entreposer. Ils expliquent leur geste par leur difficultés financières.

Des "gagne-petits qui ont dérapé"

Des fins de mois difficiles, des crédits à la consommation pour l'un, et pour l'autre, un CDI avec seulement 44H travaillées dans le mois, pas de quoi se payer une voiture pour venir travailler : les deux hommes craquent ensemble. "Ce sont deux gagne-petits, disent leurs avocats, qui ont dérapé".

Devant leurs familles en larmes et devant leurs anciens employeurs, les deux complices se reprennent souvent. Ils ne cessent de répéter leurs regrets et leurs excuses : "On est là pour payer les conséquences."

Le tribunal s'est montré plus clément que les réquisitions du procureur : les deux hommes sont condamnés à 6 mois d'emprisonnement avec sursis, avec une mise à l'épreuve de deux ans, une obligation de travail, de soin et d’indemnisation des victimes. Ils ne pourront plus exercer le métier de vigiles pendant cinq ans.