Faits divers – Justice

Passagers clandestins, radars, téléphones en marche : les mystères qui entourent la disparition du Boeing 777

France Bleu mardi 11 mars 2014 à 12:54

Un officier de la police de Malaisie montre les photos du jeune clandestin iranien qui a embarqué avec des papiers volés
Un officier de la police de Malaisie montre les photos du jeune clandestin iranien qui a embarqué avec des papiers volés © MaxPPP

L'avion disparu samedi en mer, entre la Malaisie et la Chine, est toujours introuvable. Alors que l'armée malaisienne pense avoir vu l'avion sur ses radars samedi après sa disparition, la piste terroriste semble s'éloigner. L'un des deux suspects est un clandestin iranien, mais les enquêteurs pensent qu'il tentait de rejoindre l'Allemagne, sans intentions terroristes.

Qu'est-il adevenu du Boieng 777 de la compagnie Malaysia Airlines, disparu subitement des radars samedi, alors qu'il se trouvait entre la côte orientale de la Malaisie et le sud du Vietnam ? Personne n'est parvenu, pour l'heure, à le déterminer.

Mais un élément laisse présager que l'avion ne se serait pas immédiatement abîmé en mer : selon l'armée malaisienne, le Boeing 777 a été aperçu sur les radars militaires , en direction du détroit de Malacca, une zone qui se trouve loin de celle où le dernier signal a été envoyé aux radars civils. 

Ce nouvel indice vient s'ajouter à une longue liste de pistes étudiées par les enquêteurs depuis la disparition de l'appareil samedi. De nombreuses pièces susceptibles d'appartenir à l'avion ont été retrouvées en mer, mais à chaque fois, les vérifications ont montré qu'il ne s'agissait ni de morceaux d'avion, ni de radeaux de survie

Un clandestin iranien de 19 ans parmi les suspects

La piste terrorriste, qui a fait l'objet d'une enquête ouverte dimanche, semble elle aussi s'affaiblir : l'un des deux suspects, qui voyageaient avec des passeports volés, a été identifié. Cet Iranien de 19 ans voyageait en clandestin , probablement vers l'Allemagne qu'il tentait de rejoindre, selon le chef de la police malaisienne. "Nous ne pensons pas vraisemblable qu'il soit membre d'un groupe terroriste ", a-t-il expliqué. Interpol non plus ne semble plus croire à un acte terroriste :

"Plus nous recevons d'informations, plus nous sommes enclins à conclure que ce n'est pas un incident terroriste" — Richard K. Noble, secrétaire général d'Interpol

Depuis lundi soir, la zone de recherche a été étendue à environ 90 kilomètres autour de la zone où le contact a été perdu avec l'appareil. Les autorités chinoises ont annoncé qu'elles allaient déployer dix satellites à haute résolution pour mener les recherches depuis le ciel. 

Des tonalités téléphoniques entendues par les familles

Reste un dernier indice pour le moins étrange : certains membres des familles des disparus ont affirmé au Washington Post avoir tenté d'appeler leurs proches sur des téléphones portables et être tombés sur une tonalité. La compagnie aérienne a obtenu le même résultat en tentant l'expérience.

Si obtenir une tonalité sur un téléphone éteint ou détruit est parfois possible, selon certains spécialistes, cet élément sème le doute sur le sort des passagers, et donne espoir à certaines familles.