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Patrice Drugeon réagit à l'annonce de la mort de son fils en Syrie

Vannes, France

Le père du djihadiste vannetais David Drugeon est bien sûr attristé par l'annonce de la mort de son fils par un haut responsable d'Al-Qaida. Mais il essaye de garder les bons souvenirs des moments passés avec son fils.

Le djihadiste vannetais David Drugeon
Le djihadiste vannetais David Drugeon

Un haut responsable d'Al-Qaida a annoncé ce vendredi 11 septembre la mort du djihadiste vannetais David Drugeon. Une annonce qui attriste bien sûr son père, Patrice Drugeon, qui vit dans le quartier de Ménimur à Vannes.

Il reste toutefois méfiant face à cette nouvelle annonce, car un média américain avait déjà annoncé sa mort en novembre dernier : _"_pour moi c'est toujours à prendre au conditionnel. Je n'ai pas de corps, pas d'ADN, pas de sang ni de rien. Mais bon... Je suis tellement habitué à entendre des versions que je me suis blindé depuis cinq ans."

Il attend donc encore la confirmation officielle du gouvernement français d'autant que la date de cette annonce, le 11 septembre n'est dit-il "pas anodine".

"On l'a eu sur Skype en novembre dernier, la nuit où il aurait été blessé par un drone"

La dernière fois que Patrice Drugeon a eu des nouvelles de son fils, c'était en novembre, la nuit même où il a été gravement blessé par un drone américain. "On l'a eu sur Skype, sa maman et moi. Pendant une heure et quart, on a parlé de tout, de rien, de la famille, de notre santé, de la sienne. A 4h30 du matin un drone américain l'aurait bombardé, sans le tuer."

"C'est un autre David qui est là-bas, ce n'est pas mon fils"

Patrice Drugeon essaye maintenant de garder de bons souvenirs de son fils : "quand je pense à lui, j'occulte tout ce qu'il a pu faire, tout ce qu'il a commis comme atrocités ou aider à commettre. Je pense à lui comme quand il était enfant, adolescent et jeune adulte. Il est parti à l'âge de 20 ans. C'est un autre David qui est là-bas, ce n'est pas mon fils."

Patrice Drugeon joint par Brigitte Hug

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