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Faits divers – Justice

Patrick Balkany : on saura le 28 octobre si le tribunal accepte sa demande de remise en liberté

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Par , , France Bleu Paris, France Bleu

La demande de remise en liberté de Patrick Balkany a été mise en délibéré au 28 octobre par la chambre des appels correctionnels de la cour d'appel de Paris. Le maire de Levallois-Perret était présent à l'audience. Il est apparu fatigué et a évoqué ses problèmes de santé.

Patrick Balkany, maire de Levallois-Perret
Patrick Balkany, maire de Levallois-Perret © AFP - STRINGER

Paris, France

C'est le 28 octobre que Patrick Balkany saura si sa demande de libération est acceptée  par la chambre des appels correctionnels de la cour d'appel de Paris. La décision a été mise en délibéré au 28 octobre. 

Patrick Balkany est incarcéré à la maison de la santé depuis le 13 septembre, depuis sa condamnation pour "fraude fiscale" à quatre ans ferme avec mandat de dépôt, dans le premier volet de son procès. Dans le deuxième volet, il a été condamné à cinq ans de prison pour "blanchiment aggravé de fraude fiscale".

Patrick Balkany : "je demande juste un peu d'humanité".

Patrick Balkany était bien présent, ce mardi, à l'audience. Mais c'est la mine fatiguée qu'il s'est présenté devant le tribunal. Rien à voir avec l'édile véhément du procès de ce printemps, en costume de luxe et souliers vernis. Là, une simple chemise blanche sous un pull gris. Obligé de s'appuyer pour se lever, il s'est plaint de son état de santé : "j'ai été opéré d'une tumeur dans le dos. Ca me fait horriblement souffrir. Je souffre le martyr. J'ai des problèmes cardiaques et une tension énorme". A un moment, alors que l'avocat général détaillait les raisons de le maintenir en prison, un éventuel "risque de fuite à l'étranger", son "enracinement dans la délinquance", "une propension certaine à fuir ses responsabilités", l'ancien maire de Levallois s'est trouvé au bord du malaise, tordu de douleur sur son banc, soudain pris d'une bouffée de chaleur, on l'a vu déboutonner son col de chemise et retirer son pull. S'adressant à son avocat, maître Dupont-Moretti, on a pu lire sur ses lèvres "j'ai mal". Ses derniers mots en fin d'audience, ont été pour rappeler son âge et son état de santé : "Je demande simplement un peu d'humanité. Je souffre énormément. J'ai besoin de me soigner". 

Pour l'avocat général, un risque de fuite à l'étranger

L'avocat général, Serge Roques, l'un des procureurs qui avait requis l'incarcération, lors du procès, s'est dit "fermement opposé à la remise en liberté"de Patrick Balkany. Ses craintes, qu'il puisse se soustraire à la justice, malgré l'appel interjeté. Pour lui, les garanties de représentation sont trop faibles. Les risques de fuite sont possibles. Des arguments auxquels s'est fortement opposé l'avocat de la défense, maître Dupont-Moretti qui s'est dit "pas surpris que l'avocat général s'oppose à la remise en liberté, dans la mesure où c'est le même qui avait demandé le mandat de dépôt", arguant que les risques de fuite n'étaient qu'un fantasme, dans la mesure où Patrick Balkany n'a même plus de passeport, "vous le voyez, avec sa tête connue de tous, passer à un aéroport"? Maître Dupont-Moretti, s'adressant au tribunal a proposé des alternatives à la détention : " vous pouvez restreindre ses déplacements, le placer sous contrôle judiciaire". 

L'enjeu politique des municipales

"On dit que je veux me représenter, je n'en suis pas sûr du tout" a précisé Patrick Balkany, "même si j'allais à l'élection, ce serait pour un an".  Même si les raisons invoquées par la défense, pour une libération de l'ancien maire, portent sur sa santé et son âge, le fait qu'il ne présente pas de danger pour la société, il reste en suspens, la question des prochaines élections municipales. Lors du procès, Patrick Balkany avait clamé qu'il se représenterait à la mairie de Levallois-Perret. Il s'est donc montré plus nuancé, cette fois-ci. Et pour cause : s'il est maintenu en détention, son procès en appel aura lieu début décembre (du 11 au 18 décembre), c'est à dire avant les élections municipales. S'il est, en appel, de nouveau condamné à une peine de 10 ans d'inéligibilité, il lui sera impossible de se représenter pour un nouveau mandat. En revanche, s'il était remis en liberté, le procès en appel pourrait être reporté, ce qui lui laisserait alors, la possibilité d'être réélu. 

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