Faits divers – Justice

Patrouilleurs sur l'A9 : "On apprivoise le danger !"

Par Elisabeth Badinier, France Bleu Roussillon jeudi 12 mars 2015 à 11:41

Circulation difficile sur l'autoroute A9
Circulation difficile sur l'autoroute A9 © MaxPPP

Le métier de patrouilleur sur l'autoroute est un métier à risque. L'accident du début de semaine sur l'A9 à Perpignan vient rappeler les conditions très délicates dans lesquelles travaillent ces agents des ASF. Témoignage...

Comment assurer la sécurité des patrouilleurs des autoroutes ? C'est la question qui se pose après l'accident qui s'est produit en début de semaine sur l'A9 à Perpignan .

ans la nuit de lundi à mardi, un agent chargé de la sécurité a été percuté par un camion alors qu'il balisait la route pour prévenir d'un ralentissement, c'était juste avant le péage sud de Perpignan. L'homme âgé de 46 ans n'a heureusement été que légèrement blessé.

"Durée de vie sur la bande d'arrêt d'urgence : 30 minutes !"

Travailler sur une voie où les véhicules circulent à 130 km/h c'est toujours très risqué,  David Puigdevall, 43 ans, ouvrier autoroutier au district de Rivesaltes le sait : "Quand on arrive sur un accident et qu'on sait que c'est un camarade qui s'est fait percuter, on a la boule au ventre, ça prend, on y pense tout le temps. C'est pour ça qu'on ne reste jamais dans le fourgon, c'est trop dangereux , rien que sur la bande d'arrêt d'urgence on a une durée de vie limitée à trente minutes.

"On peut avoir peur, mais on gère, on a des formations qui font qu'on apprivoise le danger. On est toujours face à la circulation.  On est souvent amené à traverser les voies pour récupérer des objets mais on ne traverse que lorsqu'on est vraiment sûr. Si on n'est pas sûr de pouvoir récupérer l'objet on n'y va pas. Mais c'est vrai que y a toujours une crainte"

ASF

Depuis le début de l'année, huit patrouilleurs ont été percutés , 49 en 2014 sur le réseau de Vinci Autoroute, ce qui fait une par semaine. Aucun n'est mort dans le cadre du travail. La plupart des accidents sont dû à la somnolence des conducteurs.