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Pau : une semaine après le drame, le centre d'Isard-Cos tente de se reconstruire

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Par , France Bleu Béarn Bigorre

Une semaine après l'assassinat du chef de service Cyril Pierreval au centre d'Isard-Cos de Pau, les équipes reprennent douloureusement le chemin du travail. La direction et les employés de l'établissement se sont réunis mardi dernier pour faire un point sur la situation.

Une semaine après le drame, les équipes du centre Isard-Cos à Pau demeurent sous le choc.
Une semaine après le drame, les équipes du centre Isard-Cos à Pau demeurent sous le choc. © Radio France - Daniel Corsand

Sept jours ont passé depuis l'assassinat de Cyril Pierreval, 46 ans, chef de service au centre d'Isard-Cos de Pau. Sept jours qui n'ont pas éteint l'émotion encore extrêmement forte ressentie par ses collègues.  "Le drame a été terrible pour l'ensemble du personnel", explique Philippe Ellias, le directeur de la structure, "et forcément _on est dans une situation où à la fois on laisse exprimer notre émotion, et d'une certaine manière notre deuil, et puis à la fois on commence à travailler sur la reconstruction de l'après_, parce que notre engagement c'est d'accompagner les réfugiés". L'objectif principal des salariés est de se retrouver autour de leur vocation, l'accompagnement des populations en demande d'asile.

Les portes du centre sont restées closes cette semaine. Une manière pour le personnel de prendre du temps pour se reposer après un week-end plus qu'éprouvant. Les salariés ont, par ailleurs, toujours eu la possibilité de revenir travailler. "Finalement _bon nombre se retrouvent, parce que je crois qu'on a besoin de se retrouver tous ensemble aussi_." raconte Philippe Ellias. "La trace de Cyril restera indélébile chez nous et forcément il sera toujours auprès de nous".

Philippe Ellias, le directeur du centre d'Isard-Cos, évoque une émotion encore très présente au sein des équipes.

Des mesures pour un retour progressif au travail

La direction de l'établissement a également tout mis en oeuvre pour envisager l'avenir. Une des premières décisions a été de déménager provisoirement. Un projet de rénovation et d’agrandissement des locaux était prévu pour septembre, mais au vu des circonstances, ces travaux vont être avancés. Ceci permettra notamment aux personnels de ne pas retourner travailler tout de suite sur les lieux du drame. Ce déménagement devrait intervenir avant la fin du mois de mars.

Un soutien psychologique disponible jour et nuit a été mis en place peu après le drame pour permettre aux salariés d'entrer rapidement en contact avec un psychologue. Des groupes de parole ont également été formés pour pouvoir s’exprimer à plusieurs et partager ses émotions. L'hôpital de Pau apporte, de son côté, un soutien au travers d'une cellule psychologique pour accompagner les personnes sur du long terme.

La sécurité des salariés a toujours été une priorité pour la direction, mais les mesures vont être encore renforcées avec, notamment, la mise en place d'un agent de sécurité qui filtrera les entrées dans les locaux. "On a pour nous un juste équilibre à trouver entre un travail social qui engage une relation de confiance, et puis bien évidemment ce travail de sécurité des professionnels pour pouvoir les rassurer, eux, et l'ensemble des résidents aussi", explique Philippe Ellias.

Le directeur du centre d'Isard-Cos, Philippe Ellias, parle de nouvelles mesures pour reprendre le travail.

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