Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

De la prison ferme pour les deux casseurs interpellés lors des manifestations de lycéens à Pau

jeudi 6 décembre 2018 à 18:13 Par Daniel Corsand, France Bleu Béarn

Stéphane, 37 ans, a été condamné à 4 mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Pau. Maxence, 19 ans, écope de deux mois de prison. Tous deux ont caillassé la police lors des manifestations de lycéens à Pau ce mardi.

Des policiers en intervention ce jeudi sur le campus de Pau
Des policiers en intervention ce jeudi sur le campus de Pau © Radio France - Daniel Corsand

Pau, France

Les deux hommes sont très différents. Stéphane a 37 ans. Il est peintre en bâtiment, tatoué sur les mains et dans le cou. Maxence, 19 ans, a un visage d'adolescent. Il est en terminale au lycée Saint-John Perse à Pau. Il ne se connaissaient pas avant, mais mardi, ils sont devenus frères d'armes. Ensemble ils ont "caillassé du flic"

Les témoignages des policiers sont circonstanciés et précis. Avec sa doudoune verte, ses gants rouges et son écharpe en tissus écossais, Maxence est très vite repéré. Tout comme Stéphane avec sa casquette grise et sa doudoune noire. Ils ont été arrêtés ensemble, couchés sous une haie dans le quartier Saragosse. Ensemble à l'audience. Ils ont nié. Stéphane, le plus âgé, a un casier judiciaire, il est donc maintenu en détention. Il part tout de suite purger ses quatre mois. Maxence n'a pas de passé judiciaire. Il est sorti libre et sa peine sera aménagée. Avant de se séparer, les deux se sont donné l'accolade

Un père abasourdi

Dans la salle d'audience, il y a le père de Maxence. C'est une famille unie et sans problème. Il tombe des nues, et ne reconnait pas son fils qui évite son regard à l'audience. Il lui avait dit pourtant de se tenir loin des violences. Maxence, quand il a été arrêté a dit aux policiers : "ça ne sert à rien de manifester sans casser". C'est la seule chose qu'il a reconnue à l'audience, sous l'insistance de la présidente, qui tente de faire de cette comparution un cours d'instruction civique grandeur nature. Comme quand elle l'interroge sur les revendications lycéennes : le nouveau bac, Parcoursup, et le soutien aux gilets jaunes pour la suppression des taxes sur les carburants. Avant qu'il ne rejoigne son père après le procès, la présidente met en garde Maxence : "que le tribunal ne vous revoit plus. Vous êtes passé tout près de la prison".

Les deux condamnés devront également verser ensemble, 1000 euros de dommages et intérêts au syndicat Unité SGP Police FO.