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Faits divers – Justice

Pau : la clinique Marzet et une de ses infirmières jugées pour blessure involontaire

jeudi 31 janvier 2019 à 6:00 Par Daniel Corsand, France Bleu Béarn

Au printemps 2013, une infirmière de la clinique Marzet, à Pau, a confondu un puissant anesthésiant avec un banal médicament anti-douleur. La patiente s'en est sortie sans dommage, mais la soignante et son employeur sont poursuivis pour cette erreur médicale.

L'entrée de la clinique Marzet à Pau
L'entrée de la clinique Marzet à Pau © Radio France - Daniel Corsand

Pau, France

Le procès ce jeudi à Pau d'une infirmière de la clinique Marzet à Pau. Elle comparait pour blessure involontaire. Une erreur médicale aux urgences de la clinique le 27 mai 2013. La victime, âgée de 41 ans, avait de violents maux de ventre. L'infirmière qui s'occupait d'elle, 48 ans, expérimentée, s'est trompée de médicament. Elle a confondu un puissant anesthésiant et un anti-douleur banal.

Curare au lieu de Débridat

Elle a voulu administrer en perfusion du "Débridat". Mais elle a utilisé une ampoule de Tacrium, du curare utilisé pour les anesthésies. L'ampoule est identique d'aspect et elle était dans le même frigo que le Débridat. L’infirmière le reconnait, elle n'a pas lu l'étiquette. La patiente s'est sentie mal tout de suite. Le Samu est intervenu, a compris la méprise et a pu la réanimer. La victime a été placée quelques jours en observation, elle n'a pas de séquelle, mais il lui reste quand même le souvenir _"d'être vivante dans un corps mort"_, comme elle l'a raconté à la juge d'instruction. 

La clinique poursuivie elle aussi

L'infirmière est poursuivie pour son erreur, mais aussi la clinique. Parce que la juge d'instruction considère que ces deux produits, l'un d'usage très courant, l'autre très rarement utilisé, n'auraient pas dû être dans ce même frigo, rangés "là où il y avait de la place" comme l'a raconté l’infirmière pendant l'enquête. Il y a aussi un défaut dans l'organisation des médicaments. Les infirmières et la pharmacienne de la clinique se renvoient la balle. La clinique va donc en répondre pour les deux. Depuis cet incident, l'organisation des médicaments a complètement changé.

Elle a vécu une expérience de quasi mort imminente - L'avocat de la patiente

Me Thierry Sagardoytho, l'avocat de la patiente victime

La patiente a déjà été indemnisée par la clinique Marzet. Audience ce jeudi après midi.