Faits divers – Justice

Pau : le procès d'un entrepreneur escroc

Par Daniel Corsand, France Bleu Béarn et France Bleu La Rochelle jeudi 17 septembre 2015 à 9:04

La salle du palais de justice de justice de Pau
La salle du palais de justice de justice de Pau © Radio France - Daniel Corsand

Jacky Ligault comparaît pour avoir escroqué une trentaine de particuliers pendant la liquidation de sa société de rénovation. Il a encaissé des acomptes mais n'a jamais réalisé les travaux.

Un palois escroc présumé, Jacky Ligault, passe devant le tribunal correctionnel de Pau ce jeudi. C'est un entrepreneur en bâtiment de 64 ans.

Il s'agit d'un dossier volumineux sur les activités de la société BATS PRO. Il comparaît pour escroquerie, abus de faiblesse et abus de confiance entre 2006 et 2007. Il y en a une trentaine de victimes notamment en Charente-Maritime. Ce sont des particuliers qui se sont fait avoir. 

Le dossier : une longue litanie de d’entourloupes qui se répètent

Les victimes étaient contactées par Jacky Ligault pour des travaux de rénovations. Elles versaient un acompte très vite encaissé. Mais les travaux ne se faisaient jamais. L'entreprise allait dans le mur. Sur la fin, il n'y avait même plus de comptabilité. Jusqu’à la liquidation prononcée en 2007. 

Un exemple : une dame a signé un chantier de 45.000 euros pour son toit. Elle a versé 20.000 euros pour que les travaux commencent. Elle est tombée malade d'un cancer. Quand elle est rentrée chez elle, les travaux n'étaient pas faits. Pire. La maison s'est abîmée au point d’être inhabitable. Pour l'anecdote, parmi les victimes, il y a même un magistrat du tribunal de Pau.

Jean-Jacques a perdu 15.000 euros en 2007

Jean-Jacques, retraité au Château d'Oléron en Charente-Maritime, a perdu 15.000 euros en 2007. Il n'y a vu que du feu et il s'en veut.

"J'ai eu à faire à un escroc de haut vol".

— Jean Jacques, habitant du Château d'Oléron en Charente-Maritime, l'une des victimes 

Jean Jacques s'est fait embobiner par Jacky Ligault

Parfois, ces acomptes étaient encaissés sur les comptes personnels du chef d'entreprise, ou de ses enfants. Et quand on dit chef d'entreprise, en fait c'est faux. C'est sa femme qui était statutairement la patronne, lui n'a plus le droit de gérer une entreprise. Sur son casier judiciaire figure déjà quinze condamnations pour des faits d'escroquerie et abus de confiance en tout genre.