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Pau | Le procès du meurtre de Taron : l'accusé dit qu'il n'a pas voulu tuer sa femme

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Par , France Bleu Béarn Bigorre
Pau, France

Régis Lanne-Touyagué a changé de version sur ses intentions le soir de la mort de sa femme. Depuis l'ouverture de son procès ce lundi à Pau, il dit qu'en fait il ne voulait pas tuer Marie-Claire.

Le box des accusés
Le box des accusés - Daniel Corsand

A la cour d'assises des Pyrénées-Atlantiques, le procès du meurtre de Taron s'est ouvert ce lundi. Sur le banc des accusés, Régis Lanne- Touyagué, 61 ans jugé pour le meurtre de sa femme il y a deux ans, après 32 ans de mariage. Le Béarnais avait ensuite caché le corps de la victime dans un congélateur. Un meurtre commis dans un contexte de rupture. Elle l'avait quitté depuis plusieurs mois et projetait de s'installer avec son nouveau compagnon.

Régis Lanne-Touyagué revient sur ses intentions

Le procès a commencé par l'interrogatoire de l'accusé, qui a surpris la cour. Il est revenu sur ses motivations ce soir du 12 décembre 2014. Il dit qu'il n'a pas voulu tuer sa femme. Depuis le début, il dit qu'il a frappé Marie-Claire pour la tuer. Donc il a surpris tous le monde en niant cette intention. Le président a du coup changé de ton. Jusque là il l'a fait parler de son enfance et de sa jeunesse. Sa mère qui meurt alors qu'il a 12 ans. Son père qui se met à boire. Le président le fait parler de Marie Claire : "Son ange. Si jeune et si belle". En la perdant il perdait tout. Mais en évoquant les faits, il a eu cette phrase qu'il a répétée toute la journée :

Je voulais lui faire du mal. Pas la tuer.

— Régis Lanne-Touyagué à l'audience

Tout est devenu désagréable après ce revirement. Quand il dit : "J'ai foutu ma vie en l'air", sans parler de celle de Marie Claire. Ou pire quand il explique pourquoi il a caché sa femme dans un congélateur : "Elle ne risquait plus rien et je ne voulais pas aller en prison".

La pudeur et les silences des enfants du couple

L'autre temps fort de cette première journée d'audience a été l'audition des victimes. Sébastien et Émilienne, les enfants de ce couple. Ils ont 26 et 28 ans aujourd'hui, et dans un situation impossible. Leur père a tué leur mère.

Sébastien, l'aîné, commence, et prévient, sans agressivité, mais spontanément.  "Je n'ai rien à vous dire à vous".  Alors le président lui pose des questions. Sébastien dit qu'il n'a rien compris. Il va dire, comme sa sœur un peu plus tard, qu'il a eu de bons parents. Sébastien les remercie même. Le président lui demande : "Est ce que votre mère vous manque ?" Sébastien répond : "oui. Comme mon père."

Il raconte que, comme sa sœur, il va le voir en prison. Mais il ne lui pose pas de question sur ce qu'il a fait : "C'est à lui de m'en parler. Moi je ne me pose pas de questions". Dans la salle, on n'en est pas si sûr. Le président Bobille lui demande alors. "C'est une position impossible que la vôtre ?" Sébastien répond : "Ce n'est pas impossible. J'y arrive." Là encore on n'en est pas si sûr.

S'il n'ont pas de haine, ils n'en sont pas au stade du pardon.

— L'avocate des enfants du couple

Maitre Valérie Chauvelier, l'avocat de Sébastien et Emilienne, les enfants

Verdict attendu mercredi soir.

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