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Faits divers – Justice

Pau : le procès en appel d'une agression sans motif

mardi 8 janvier 2019 à 19:49 Par Daniel Corsand, France Bleu Béarn

Le 14 octobre dernier, Grégory a été agressé sans raison par un groupe de jeune rue Serviez, en plein centre ville de Pau. Trois de ses agresseurs ont fait appel de leurs condamnations.

La rue Serviez où s'est déroulée l'agression
La rue Serviez où s'est déroulée l'agression © Radio France - Daniel Corsand

Pau, France

La cour d'appel de Pau a fait le procès d'une sauvage agression. C'était le 14 octobre dernier à Pau, rue Serviez, à 4 heures et demi du matin. Un homme seul a été frappé, pour une cigarette, par un groupe de jeunes de Pau. Trois d'entre eux, Redda, Kevin et Nabi, âgés de 18, 24 et 25 ans, ont fait appel de leurs jugements en comparution immédiate. Ils ont été condamnés à des peines de 2 ans ferme pour un, et 20 mois pour les deux autres.  

Le choc des images

Lors de ce procès en appel, le tribunal a projeté les images de vidéo surveillance de la ville qui ont "immortalisé" cette scène d'ultra violence.  C'est une pluie de coups pendant dix ou vingt secondes. Et surtout, six coups de pied dans la tête d'un homme au sol, complètement KO. Redda est seul à cogner à la fin. Lui dans le box ne regarde pas les images, mais ses chaussures. Et le plus souvent, il ne répond rien aux questions des juges. Comme un gamin muet.  Il est incapable de mettre des mots sur ce déchaînement de violences qui "écœure" comme l'a dit le représentant du parquet général. Ce sont ces silences qui inquiètent le plus finalement. Redda marmonne des excuses à la victime. Parce qu'il le faut sans doute.

Un amnésique qui n'arrive pas à oublier

Grégory, la victime, 36 ans, était à l'audience. Aujourd'hui encore Grégory n'a aucun souvenir de la scène. Il s'est réveillé à l’hôpital cinq heures après. Il n'avait jamais vu les images avant l'audience. À la cour, il explique, dans un texte qu'il a écrit, que malgré l'amnésie, il ne parvient pas à oublier. Il a parlé de ses insomnies, de la peur de sa femme et de sa fille aînée. Il a dit aussi qu'il est encore en colère aujourd'hui : " j'ai cru qu'un jour, je pourrai leurs pardonner. Mais pour le moment je n'y arrive pas"

Des peines plus lourdes requises

Les trois risquent fort de voir leurs peines aggravées. L'avocat général a demandé des peines de 3 ans et demi, 4 ans et demi et 5 ans et demi de prison ferme. La cour rendra son arrêt le 14 février.