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Pau : un braqueur suicidaire demande sa remise en liberté

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Par , France Bleu Béarn Bigorre
Pau, France

Stéphane Porcherot, 44 ans, a braqué deux pharmacies à Aureilhan (65) et à Sévignacq durant l'été 2014, pour se procurer de la morphine et mettre fin à ses jours. Il ne supportait plus les douleurs causées par sa maladie.

La salle des pas perdus du palais de justice de Pau
La salle des pas perdus du palais de justice de Pau © Radio France - Daniel Corsand

Un braqueur demande sa remise en liberté. Il est en prison et doit être jugé début octobre par la cour d'assises des Pyrénées-Atlantiques. Stéphane Porcherot doit répondre de deux hold up. Pas pour de l'argent mais pour des anti-douleurs : le 15 juillet 2014 à Sévignacq Theze, il a emporté de la morphine. Même chose deux jours plus tard dans une pharmacie d'Aureilhan, près de Tarbes. Mais la commerçante ne s'est pas laissée faire. Il a été arrêté après une tentative de suicide quelques jours plus tard. Depuis 2 ans et 5 mois il est en détention provisoire. Ses cinq précédentes demandes de remises en liberté ont toutes été refusées. Malgré le profil très à part de ce braqueur.

Voler la morphine pour se suicider

Le président de la chambre l'a dit d'emblée à l'audience : "c'est un dossier très particulier". D'abord parce que si cet homme, contrôleur des impôts sans casier judiciaire a braqué deux pharmacies, c'est uniquement pour se procurer assez de morphine pour mettre fin à ses jours. Il sera même sauvé de justesse par sa mère dans une chambre d’hôtel de Madrid deux jours plus tard, en overdose de morphine. Le problème c'est que lors du deuxième braquage il a tiré sur la pharmacienne, avec un pistolet à billes. Un jouet qui était la parfaite réplique d'une vraie arme.

Un vrai faux hyponcondriaque

Pendant des mois, personne n'a cru à son histoire : des douleurs insupportables qui motivaient toute son action délinquante. On l'a cru menteur, ou hypocondriaque. Et puis un médecin de la prison de Mont-de-Marsan a diagnostiqué une maladie qui cause ses troubles de la peau, et de la circulation qui causent des maux de jambes et de ventre très durs à supporter. Si la cour d'appel le remet en liberté, il ira vivre chez ses parents à Lescar, en attendant son procès en octobre prochain.

Me Geiger défend le braqueur de pharmacie

Il est primo délinquant, il a toutes les garanties de représentation possibles. Ses pathologies rendent impossibles toute velléité de fuite. Il a notamment de grandes difficultés sur ses membres supérieurs et inférieurs qui le font souffrir. — Maitre Marc Geiger, l'avocat du braqueur.

La chambre rendra sa décision le 4 juillet, mardi prochain.

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