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Pau : un octogénaire jugé pour le meurtre de sa femme à Bidart

Un homme âgé de 82 ans passe devant la cour d’assises des Pyrénées-Atlantiques ce lundi 21 septembre, à Pau, accusé du meurtre de sa femme commis à Bidart le 2 mai 2018.

La Cour d'Assises de Pau dans les Pyrénées-Atlantiques s'apprête à juge un homme de 82 ans à partir de ce lundi
La Cour d'Assises de Pau dans les Pyrénées-Atlantiques s'apprête à juge un homme de 82 ans à partir de ce lundi © Radio France - Suzanne Shojaei

Un terrible féminicide entouré de beaucoup de mystère.  Un homme de 82 ans est jugé à partir de ce lundi matin, devant la cour d'assises de Pau, pour le meurtre de son épouse d'un coup de fusil de chasse, dans la maison familiale de Bidart le 2 mai 2018. 

Ce couple de retraités de l'enseignement vivait une vie paisible dans une impasse paisible de Bidart. La voiture était chargée, prête à partir ce matin vers 10h30. Mais au dernier moment, Jean refuse de rejoindre la clinique où il doit se faire opérer de la hanche. Un mal qui le ronge depuis des années, mais face à une peur phobique de l'hospitalisation, il recule sans cesse.

"Une peur phobique"

Cette fois-ci, sa femme ne supporte plus son attitude et le lui fait savoir. Dans un accès de colère, il se rend alors dans la chambre. Il prend le fusil, déjà chargé en raison de la crainte de cambriolage, et tire sur son épouse qui s'effondre, mortellement touchée. "Il était déjà en déficit cognitif, en dépression, il avait cette anxiété qui peut atteindre certaines personnes à la fin de leur vie et une angoisse de la mort", dépeint l'avocat de l'accusé, Emmanuel Zapirain

C'est l’un des deux gendres qui va découvrir le corps sans vie sur le sol de la chambre à coucher, en se rendant sur place, inquiet de l'absence de réponse aux nombreux coups de téléphone. Il tombe nez-à-nez avec le retraité, affalé sur un fauteuil, l'arme dans ses mains. Selon son avocat, son client est "incapable d'expliquer son geste". Après 55 ans de vie commune avec son épouse qui lui a donné deux filles.

Les filles, pas partie civile

Dans cette affaire, les deux filles du couple, âgées de 46 et 48 ans, ne se sont pas constituées partie civile, et seul l’avocat général, qui représente le parquet, portera la voix de l’accusation. Impossible pour elles de s'opposer judiciairement à leur père, "quand bien même il a commis l'irréparable", estime Me Emmanuel Zapirain.

"Elles ont une douleur terrible : celle d'avoir perdu une maman et celle de devoir reprocher à un père aimant cet acte irréversible..." ─ Me Emmanuel Zapirain

Le psychologue qui l'a expertisé parle d'une conjonction de dépression, d'angoisse morbide face à la vieillesse, d'ennui dans une région qui n’est pas la sienne et de troubles neurologiques qui ont altérer son discernement. Peut-être une circonstance atténuante. 

Le prévenu encourt trente ans de réclusion criminelle pour ce meurtre, qui a pour circonstance aggravante qu’il a été commis par le conjoint de la victime. Le verdict est attendu pour mardi soir.

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