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Dossier : Agression mortelle d'un conducteur de bus à Bayonne

Fausses accusations sur les agresseurs du chauffeur de bus à Bayonne : le RN régional refuse de condamner

"Condamner la bonne foi, je ne peux pas !" déclare le Conseiller Régional du Rassemblement National Jean-Michel Iratchet suite aux photos des agresseurs présumés qui ont inondé les réseaux sociaux et dont se sont fait l’écho la Présidente RN Marine Le Pen et l’Eurodéputé Jordan Bardella.

Hôtel de Police de Bayonne
Hôtel de Police de Bayonne © Radio France - Muriel Vitel

Deux photos, des messages, présentant deux hommes, dont Mourad, 29 ans, ce Français, Bayonnais, d’origine maghrébine, présenté comme l'un des meurtriers présumés du chauffeur de bus Philippe Monguillot, ont été massivement partagés ces dernières heures via les réseaux sociaux.  

Des partages opérés par des citoyens lambda mais également par des élus et membres du Rassemblement National, à l’instar de Marine Pen la Présidente ou encore le député européen Jordan Bardella.

Marine Le Pen appelant pour sa part "à ce que la peur change de camp". Jordan Bardella réclamant, lui, "une justice et la perpétuité". D'autres messages encore s’en sont suivis relevant d'un registre d'insultes. Ce qui a poussé le jeune homme bayonnais incriminé avec l'aide d'un avocat à porter plainte contre X, pour "dénonciation calomnieuse et diffamation", s’estimant en danger. Bien qu'il avoue être connu des services de police et justice pour des faits de délinquance, il dit n'avoir rien à voir avec ce drame. Il a déposé plainte auprès du commissariat de Bayonne ce lundi 13 juillet.

"Marine Le Pen et Jordan Bardella ont réagi sur la base de photos"

Depuis, les messages ont quasi tous disparu de la toile et pour le conseiller régional du Rassemblement National et bayonnais Jean-Michel Iratchet, interrogé par France Bleu Pays Basque, il ne condamne pas les propos tenus par ses représentants nationaux et européens car dit-il, "Marine Le Pen et Jordan Bardella ont réagi sur la base de photos, ils ont réagi à priori de bonne foi, car il semblerait (je tiens à parler au conditionnel) que ces photos proviendraient du commissariat de Police de Bayonne, dont on peut se poser la question de savoir qui, qui a fait fuiter ces photos et ces clichés ? Dans quel esprit ? Pourquoi ? Comment ?" 

Et Jean-Michel Iratchet d'ajouter :"Lorsqu'un document fuite d’un commissariat de police il semblerait que l'on puisse lui accorder un certain crédit ! Donc que ce soit Marine Le Pen ou bien Jordan Bardella, ils ont communiqué sur la base de documents, (ces photos) qu’ils pensaient être véritables". "Or il semblerait que sur ces photos, il y a celle d’un mis en cause et l’autre n’y serait pour rien, donc... cela a été fait de bonne foi, donc moi, condamner la bonne foi je ne peux pas !"

Jean-Michel Iratchet conclut : "Maintenant il y aura probablement une enquête interne au sein du commissariat de police bayonnais pour savoir qui a divulgué ces photos !"

Commissariat de Police de Bayonne
Commissariat de Police de Bayonne © Radio France - Muriel Vitel

Quant à François Verrière, le délégué départemental du Rassemblement National pour les Pyrénées Atlantiques, sa position est similaire : "C’est passé en boucle sur les réseaux sociaux c’est vrai, mais pas que par nous ! [...] Et d’après mes informations, c’est une photo qui émane du Commissariat de Police de Bayonne, qui a été ensuite republiée, retweetée, sur les réseaux sociaux en toute bonne foi par toutes les personnes qui ont eu accès à cette photo."

Enfin François Verrière d’insister : "Évidemment, c’est dommageable et très malheureux pour cette personne qui est innocente dans cette affaire, mais que ce soit l’Euro député Bardella ou notre Présidente Marine Le Pen, ils ne sont pas les seuls à avoir retweeté ce cliché [...] Et garde à vue ou pas, c’est une photo qui, encore une fois, selon mes informations, vient de la police et divulguée officiellement !" 

Plus que "réaffirmer l’autorité" comme l’a annoncé le Ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, lors de sa venue à Bayonne ce 11 juillet, François Verrière lui persiste et signe : "Il faut un retour de l’ordre et de la justice dans le pays." 

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