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Pays Basque : des centaines de personnes rassemblées à Irun après la découverte d'un corps dans la Bidassoa

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Pays Basque, France Bleu

Plusieurs centaines de personnes ont rendu hommage, ce dimanche matin à Irun, au jeune homme dont le corps a été repêché samedi dans la Bidassoa. Il pourrait s'agir d'un migrant. Associations et élus ont dénoncé la politique migratoire européenne et la fermeture de la frontière.

Un hommage a été rendu à Irun au jeune homme noyé dans la Bidassoa, à proximité du lieu où son corps a été repêché
Un hommage a été rendu à Irun au jeune homme noyé dans la Bidassoa, à proximité du lieu où son corps a été repêché © Radio France - Thibault Vincent

Des centaines de personnes rassemblées ce dimanche matin à Azken Portu à Irun à l'appel du réseau Irungo Harrera Sarea qui défend les droits des migrants. Mobilisation là où les pompiers ont repêché samedi le corps d'un homme dans la Bidassoa. L'hypothèse d'un jeune migrant ayant péri en traversant le fleuve à la nage est retenue, mais reste à confirmer. Plusieurs élus, notamment les maire d'Irun et d'Hendaye, étaient présents. Une minute de silence a été observée, suivie de prises de paroles.

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"Ca va se reproduire"

Le corps du jeune homme a été découvert par des kayakistes du club Santiagoarrak vers 11 heures samedi. Le maire d'Irun, Jose Antonio Santano, a fait part dans un communiqué "de sa profonde tristesse face au décès d'un homme dans les eaux de la Bidassoa". "En attendant son identification, la possibilité que ce soit un migrant en transit vers l’Europe est envisagée" poursuit-il.

Un drame qui "a touché le coeur de la population" renchérit le premier magistrat de la commune frontalière. Un drame "qui va se reproduire" annonce à ses côtés Kotte Ecenarro, le maire d'Hendaye, dont de plus en plus de migrants tentent d'atteindre les rives en franchissant la Bidassoa. 

Un migrant de 16 ans secouru à Hendaye

Samedi matin, un migrant de 16 ans a été secouru par des Hendayais à l'issue de sa traversée de la Bidassoa. L'adolescent était "affaibli et dénudé", selon l'association Irungo Harrera Sarea. Ils sont toujours plus nombreux à tenter de passer à la nage depuis que, officiellement pour cause de Covid-19, les contrôles sur les ponts transfrontaliers ont été rétablis.

Les associations de défense et d'aides au migrants des Pays Basque nord et sud ont dénoncé la politique migratoire en Europe
Les associations de défense et d'aides au migrants des Pays Basque nord et sud ont dénoncé la politique migratoire en Europe © Radio France - Thibault Vincent

"Nous voyons qu'il y a beaucoup des personnes noires de l'Afrique subsaharienne qui vont traverser, qui sont autour de la frontière", confirme Jose Antonio Santano. "Effectivement, ça ne sera pas le dernier cas, hélas (...) tant que les choses ne changeront pas, tant que la frontière sera bloquée", dénonce Amaia Fontang, membre du collectif de défense des migrants Etorkinekin.

Désaccord sur la gestion de frontière

Pour les participants à la mobilisation, c'est en effet la politique migratoire européenne, ou plus exactement le manque de coordination des politiques de ses Etats membres, qui est responsable de ces drames. C'est aussi ce que dénoncent les maires d'Hendaye et Irun. "Ce n'est pas possible que l'Espagne ait une politique d'immigration, la France une autre et l'Allemagne une troisième", pointe Jose Antonio Santano. Il milite pour "une politique de migration qui doit prendre en compte la liberté et les droits des personnes". 

"Nous venons dire notre désaccord sur la manière dont se passe cette gestion sur la frontière, renchérit Kotte Ecenarro. Cette gestion quelque peu inhumaine (...) Aujourd'hui, c'est l'Europe qui est en cause." Pour le vice-président de l'agglomération Pays Basque, "ce sont des mineurs qui sont pris en otage. Donc, nous voulons tisser bien sûr plutôt des ponts que des murs entre nos pays et entre notre Bidassoa."

Autres manifestations prévues

Les associations Diakite, Etorkinekin, la Cimade et Irungo Harrera Sarea comptaient aussi, avant ces événements, manifester le samedi 29 mai pour alerter sur le sort des migrants. L'un des défilés partira de la mairie d'Hendaye, l'autre de la mairie d'Irun pour se rejoindre ensuite.

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