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Faits divers – Justice

Pays Basque : les femmes de policiers en colère

dimanche 7 janvier 2018 à 6:49 Par Lisa Melia, France Bleu Pays Basque

L'association des femmes de force de l'ordre en colère a manifesté, un peu partout en France. Au Pays Basque, elles se sont rendus au commissariat de Bayonne, à celui de Biarritz et à la caserne des pompiers. Objectif : montrer leur soutien.

Les femmes de forces de l'ordre en colères devant le commissariat de Bayonne
Les femmes de forces de l'ordre en colères devant le commissariat de Bayonne © Radio France - Lisa Melia

Pays Basque, Pyrénées-Atlantiques, France

"Nous voulons leur montrer que tout le monde ne veut pas les caillasser. Il y a aussi des hommes, des femmes, qui soutiennent les forces de l'ordre". Isabelle porte un t-shirt bleu, avec le logo de l'association des femmes de forces de l'ordre en colère. Boites de chocolat dans une main, galettes des rois dans l'autre, un petit groupe attend donc devant le commissariat de Bayonne. Objectif de l'opération, qui avait lieu dans une vingtaine de villes françaises : afficher leur soutien aux forces de l'ordre.

Une épée de Damoclès au-dessus de la tête

Isabelle est femme de policier, elle-même ancienne de la police nationale. Elle fait partie des ces milliers de proches de forces de l'ordre qui ont décidé de s'exprimer à la place de leurs conjoints et conjointes, limités par le devoir de réserve. "Il y a quelques années, nos enfants étaient fiers de dire que leurs parents étaient policiers. Aujourd'hui, on leur recommande de le cacher."

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Les proches expriment l'anxiété que les policiers, les gendarmes, les pompiers doivent taire. "Ce n'est pas non plus une angoisse permanente, précise Isabelle. Mais quand on dit à notre conjoint, le matin, "fais attention à toi", ça prend un sens particulier."

Des policiers comme cibles

Jean-François, lui, porte encore l'uniforme. Il appartient à la maison depuis 30 ans. "J'ai risqué plusieurs fois ma vie, mais je n'ai jamais eu de reconnaissance de ma hiérarchie. Aujourd'hui, nous sommes devenus des cibles." Le fonctionnaire reconnaît que le métier a beaucoup changé, mais pas en positif. Si c'était à refaire ? "J'y réfléchirai à deux fois."

Cat, elle, est fraichement retraitée. Chaque nouvelle aggression de policiers renforce sa colère. "Jusqu'où acceptera-t-on ça, s'indigne-t-elle. Ce n'est pas normal qu'aujourd'hui, les policiers ne fassent pas usage de leur arme en légitime défense, parce qu'on va le leur reprocher. Ou pire, qu'ils la retournent contre eux. Depuis le début de l'année 2018, nous sommes déjà à trois suicides de policiers."

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Dans le commissariat, les fonctionnaires en service offrent un café, en échange des galettes et des chocolats offerts par les membres de l'association. Pour eux, ce soutien est précieux. Ils se sentent de plus en plus abandonnés par leurs responsables politiques.