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Faits divers – Justice

Pays Basque : pas d'appartement pour les femmes victimes de violence faute de quelques milliers d'euros

vendredi 2 novembre 2018 à 17:31 Par Iban Etxezaharreta, France Bleu Pays Basque et France Bleu

Le projet de logement spécifique du parquet de Bayonne pour l'hébergement de femmes victimes de violences de leur conjoint ou ex-conjoint ne verra pas le jour cette année.

Le projet d'appartement est également porté par l'Association de contrôle judiciaire du Pays Basque.
Le projet d'appartement est également porté par l'Association de contrôle judiciaire du Pays Basque. © Radio France - Iban Etxezaharreta

Bayonne, France

Pas d'appartement pour les femmes victimes de violence de leur compagnon ou ex-compagnon. Le projet de création d'un logement spécifique pour les accueillir, porté par le parquet de Bayonne ne verra pas le jour cette année. Les financements réclamés au printemps dernier ne sont pas au rendez-vous. 

Pour quelques milliers d'euros

Sur les 11.000 euros demandés, un tiers a été accordé par le Fonds interministériel de prévention de la délinquance. 3.800 euros exactement. Une mauvaise surprise pour Aude Le Herissier. La substitut du procureur de la République au tribunal de Bayonne "[s']interroge sur ce refus parce que c'est une somme assez modeste. D'autant que l'équipement de cet appartement (un T3 pour deux femmes seules ou une famille) et l'accompagnement étaient assurés par l'ACJPB, l'Association de contrôle judiciaire du Pays Basque". La demande sera renouvelée l'an prochain, mais pour Aude Le Herissier, "l'urgence c'est aujourd'hui, ce sont les 200 femmes victimes de violences intra-familiales chaque année qui n'en bénéficient pas". 

L'urgence, c'est aujourd'hui, ce sont les 200 femmes victimes de violences intra-familiales chaque année qui n'en bénéficient pas" (Aude Le Herissier, substitut au Tribunal de Bayonne)

Pourquoi les solutions actuelles ne sont pas satisfaisantes, selon la substitute Aude Le Herissier

Pas de réaction officielle pour l'instant à la préfecture de Pau. Cela étant, on y indique que des hébergements d'urgence dédiés aux femmes victimes de violence, il y en a déjà dans l'agglomération bayonnaise. Huit places, enfants compris, gérés par Atherbea. Souvent saturés certes, mais il resterait toujours la possibilité de nuits d'hébergement à l'hôtel, financé par le 115, le dispositif départemental des logements d'urgence.

Sollicitée également, le secrétariat d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes de Marlène Schiappa renvoie la balle. Ce financement ne relève pas de son ministère mais de celui de l'Intérieur, de Christophe Castaner. Un défaut de financement de quelques milliers d'euros qui jure un peu lorsqu'à Paris on déclare l'égalité homme femme grande cause nationale de l'année 2018, et la lutte contre les violences faites aux femmes Grande cause du quinquennat.

► Vidéo de la Fédération Nationale Solidarité Femmes à qui le Premier ministre a attribué le label de Grande cause nationale 2018.