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Faits divers - Justice
Dossier : L'affaire Barbarin - Preynat

Pédophilie dans l’Église : jugé en appel, le cardinal Barbarin maintient qu'il n'a rien caché

Le procès en appel du cardinal Barbarin, condamné en première instance à six mois de prison avec sursis pour non-dénonciation d’agressions sexuelles sur mineurs dans le cadre de l’affaire Preynat, s'est ouvert jeudi à Lyon. L'archevêque maintient n'avoir rien su de précis avant 2014.

Le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, lors de son procès en appel le 28 novembre 2019
Le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, lors de son procès en appel le 28 novembre 2019 © Maxppp - Rolland Quadrini

Lyon, France

Condamné en première instance à six mois de prison avec sursis pour ne pas avoir dénoncé les abus sexuels passés du père Bernard Preynat, qui exerçait dans son diocèse, le cardinal Barbarin, jugé en appel, continue d'affirmer qu'il n'a rien caché à la justice. "Je n'arrive pas bien à voir en quoi je suis coupable" a-t-il déclaré devant la 4e chambre correctionnelle de la cour d’appel de Lyon ce jeudi.

À nouveau interrogé sur la date à laquelle il a été informé des agissements du prêtre, l'archevêque a maintenu n'avoir rien su de précis avant 2014, date de sa rencontre avec l'une des victimes, Alexandre Hezez. "Les faits pour lui étaient prescrits et empêchaient une action devant la justice, j'ai donc agi devant mon autorité à moi, celle de Rome" a-t-il affirmé. Preuve qu'il voulait que "la vérité soit dite", Mgr Barbarin dit avoir encouragé Alexandre Hezez à trouver d'autres victimes, plus jeunes.

"C'est une transformation de la vérité, il ne m'a jamais, jamais, jamais demandé ça", s'est indignée la victime qui avait finalement porté plainte auprès du parquet de Lyon en 2015. Déclenchant l'ouverture d'une enquête sur Preynat, dont neuf victimes ont ensuite poursuivi le Primat des Gaules pour non-dénonciation.

En première instance, le tribunal avait estimé que le cardinal aurait dû dénoncer les faits dès 2010, après que François Devaux, l'un des fondateurs de l'association de victimes La Parole libérée qui a porté la procédure, l'a informé des agressions sexuelles dont il avait été victime. 

Accusé de "transformer la vérité"

Poussé dans ses retranchements par les parties civiles, le cardinal s'est montré brouillon et répétitif dans ses réponses selon l'AFP, évitant soigneusement d'employer le terme d'"abus sexuels". 

La question de la prescription est au cœur de ce nouveau procès. La défense du cardinal Barbarin estime que la prescription, fixée à trois ans pour un délit de non-dénonciation, doit débuter en 2010 et que Mgr Barbarin ne peut pas être aujourd'hui condamné puisque les poursuites n'ont été déclenchées qu'en 2015. Les parties civiles en revanche considèrent que c'est à partir des secondes dénonciations, plus nombreuses, en 2014, que doit être enclenché le délai de prescription.

"Que le guide spirituel vienne faire valoir une prescription (des faits, ndlr) en cour d'appel, c'est un naufrage spirituel en fait. C'est ne rien avoir compris du message évangélique", a réagi avant l'ouverture des débats François Devaux.  

Le procès doit s'achever vendredi après le réquisitoire et les plaidoiries de la défense.

Biographie du cardinal Barbarin - Visactu
Biographie du cardinal Barbarin © Visactu
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