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Faits divers - Justice
Dossier : L'affaire Barbarin - Preynat

Pédophilie dans l’Église : le procès en appel du cardinal Barbarin s'est ouvert à Lyon

Le procès du cardinal Barbarin s'est ouvert jeudi devant la 4e chambre correctionnelle de la cour d’appel de Lyon. Il avait été condamné en mars, en première instance, à six mois de prison avec sursis pour non-dénonciation d’agressions sexuelles sur mineurs dans le cadre de l’affaire Preynat.

Le cardinal Philippe Barbarin, lors de l'ouverture de son procès en appel le 28 novembre 2019 à Lyon
Le cardinal Philippe Barbarin, lors de l'ouverture de son procès en appel le 28 novembre 2019 à Lyon © AFP - Jeff Pachoud

Lyon, France

Le procès en appel du cardinal Barbarin s'est ouvert jeudi matin à Lyon devant la 4e chambre correctionnelle de la cour d’appel. Le prélat conteste sa condamnation à six mois de prison avec sursis pour ne pas avoir dénoncé les abus sexuels passés du prêtre Bernard Preynat qui exerçait dans son diocèse.

Philippe Barbarin, 69 ans, est arrivé peu avant 9 heures jeudi matin dans l'ancien palais de justice de Lyon, qui abrite la cour d'appel. Vêtu d'une veste sombre et accompagné par ses avocats, il a dû fendre une nuée de journalistes pour gagner la salle d'audience.

"Les corbeaux volent parfois bas", a déclaré l'un des avocats de l'archevêque, Me André Soulier, avant d'entrer dans la salle d'audience, bondée comme en première instance. L'air impassible, le cardinal s'est assis sur le banc des prévenus, au premier rang face aux magistrats de la cour, inclinant souvent la tête en avant comme dans une position de recueillement.

Neuf parties civiles l'avaient cité à comparaître, début janvier, devant le tribunal correctionnel. La plupart étaient présentes au début de l'audience d'appel. Il s'agit d'anciens scouts de la région lyonnaise agressés par le père Bernard Preynat avant 1991.  Ce prêtre, défroqué à l'issue de son procès canonique début juillet, doit être jugé au pénal en janvier pour abus sexuels.

La non dénonciation d'agressions sexuelles

Le 7 mars, le tribunal correctionnel avait condamné le cardinal Barbarin à six mois de prison avec sursis pour ne pas avoir dénoncé ces agressions dont il a eu connaissance, dès les années 2000, sans les dénoncer à la justice. Celle-ci a été prévenue en 2015 par une victime de Preynat qui fait partie des accusateurs du Primat des Gaules. 

L'audience a débuté ce jeudi 28 novembre par des demandes d'irrecevabilité plaidées par la défense qui conteste l'intérêt à agir des plaignants, au motif que les agressions qu'ils ont subies, parfois prescrites sur un plan pénal, sont toutes antérieures à l'arrivée de Philippe Barbarin à la tête du diocèse, en 2002.

"Quel est le préjudice individuel que vous subissez, chacun de vous ?", a lancé aux parties civiles Me Jean-Félix Luciani, autre avocat du cardinal, pour qui la procédure correspond à "une forme de class action" qu'il conteste. L'autre avocat de Philippe Barbarin, Me André Soulier, a rapidement confié à la presse être "serein" et espérer la "relaxe" lors de ce procès en appel qui doit prendre fin vendredi, assurant que son client était "très combatif".

Le cardinal Philippe Barbarin, lors de l'ouverture de son procès en appel le 28 novembre 2019 à Lyon - AFP
Le cardinal Philippe Barbarin, lors de l'ouverture de son procès en appel le 28 novembre 2019 à Lyon © AFP - Jeff Pachoud

La question de la prescription

Tandis que les audiences en première instance ont donné une large part aux témoignages des plaignants, tous victimes du père Preynat, ce nouveau procès devrait davantage tourner autour des points de droit soulevés par l'affaire. 

Lors du premier procès en janvier, "il y a eu beaucoup de témoignages (de victimes) et en appel, ce sera plus un débat juridique mais il fallait les deux. En première instance, le procès a remis les choses à leur juste place: oui, on peut être une victime et avoir un travail, une femme, de l'humour", a estimé auprès de l'AFP, François Devaux, l'un des fondateurs de l'association de victimes La Parole libérée qui a porté la procédure.

Face à la cour d'appel, les parties civiles tenteront à nouveau de faire valoir que le délit reproché au cardinal doit être considéré comme "continu" dans le temps, l'obligation de dénoncer ce qu'il savait ayant perduré, à leurs yeux, jusqu'à ce que le procureur soit informé en 2015 par une victime, Alexandre Hezez, des abus de Preynat. Ce qui aurait pour conséquence de faire courir le délai de prescription (trois ans) à partir de cette date.

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