Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers - Justice
Dossier : L'affaire Barbarin - Preynat

Pédophilie dans l'Église : pas de condamnation requise en appel pour le cardinal Barbarin

- Mis à jour le -
Par , France Bleu, France Bleu Isère, France Bleu Saint-Étienne Loire

Aucune condamnation n'a été requise à l'encontre Philippe Barbarin qui comparaît depuis jeudi devant la cour d'appel de Lyon. Il conteste en appel sa condamnation à six mois de prison avec sursis pour ne pas avoir dénoncé les abus sexuels d'un prêtre du diocèse.

Philippe Barbarin, lors de son procès devant la cour d'appel à Lyon le 28 novembre 2019
Philippe Barbarin, lors de son procès devant la cour d'appel à Lyon le 28 novembre 2019 © Maxppp - Jeff Pachoud

L'avocat général Joël Sollier n'a pas requis de condamnation vendredi contre le cardinal Philippe Barbarin, qui conteste en appel sa condamnation à six mois de prison avec sursis pour ne pas avoir dénoncé les abus sexuels d'un prêtre du diocèse.  Lors du procès en première instance de mars dernier, la représentante du ministère public n'avait déjà pas requis de condamnation contre le prélat.

"Je n'arrive pas bien à voir en quoi je suis coupable" - Philippe Barbarin

Le cardinal Barbarin, jugé en appel devant la 4e chambre correctionnelle de la cour d’appel de Lyon, a continué d'affirmer jeudi qu'il n'avait rien caché à la justice. "Je n'arrive pas bien à voir en quoi je suis coupable" a-t-il déclaré. À nouveau interrogé sur la date à laquelle il a été informé des agissements du prêtre, l'archevêque a maintenu n'avoir rien su de précis avant 2014, date de sa rencontre avec l'une des victimes, Alexandre Hezez. "Les faits pour lui étaient prescrits et empêchaient une action devant la justice, j'ai donc agi devant mon autorité à moi, celle de Rome" a-t-il affirmé. Preuve qu'il voulait que "la vérité soit dite", Mgr Barbarin dit avoir encouragé Alexandre Hezez à trouver d'autres victimes, plus jeunes.

Philippe Barbarin, lors de son procès devant la cour d'appel à Lyon le 28 novembre 2019 - AFP
Philippe Barbarin, lors de son procès devant la cour d'appel à Lyon le 28 novembre 2019 © AFP - Jeff Pachoud

"La justice évite la recherche du symbole"

L'avocat général Joël Sollier a appelé la cour à rendre une décision "raisonnée et sereine", en distinguant le "cas individuel" de l'archevêque de Lyon des "fautes morales et pénales" commises par l'Église face à la pédophilie de certains de ses prêtres.  "Je suis soulagé, je m'en remets à la décision de la justice (...) Et je veux dire aux victimes que je (ne) pense qu'à elles", a déclaré Philippe Barbarin devant la presse au sortir de la salle d'audience.

La cour rendra son arrêt le 30 janvier 2020.  En première instance déjà, le ministère public avait suggéré de relaxer le Primat des Gaules, plus haut dignitaire catholique du pays. Mais le tribunal correctionnel l'avait condamné, le 7 mars, pour ne pas avoir dénoncé les agressions commises sur des scouts, avant 1991, par le père Bernard Preynat.  Une décision retentissante dont l'onde de choc s'était propagée jusqu'au Vatican, qui avait refusé la démission du prélat dans l'attente de son procès en appel. 

"Un rendez-vous raté"

A l'issue du réquisitoire, François Devaux, cofondateur de l'association de victimes La Parole libérée qui porte la procédure, s'est défendu d'être dans le "symbole".  "Il y a des faits qui sont caractérisés et cela a déjà été souligné par la condamnation en première instance", a-t-il commenté. À ses yeux, le ministère public, qui avait classé sans suite une première enquête en 2016, n'est "pas à la hauteur".  "Vous avez raté le rendez-vous avec votre histoire", a lancé Me Yves Sauvayre, avocat d'un autre plaignant, au cardinal, dont la défense martèle au contraire que sans lui, personne n'aurait porté plainte.

Pour la défense au contraire, "à aucun moment le cardinal ne s'est rendu coupable de la moindre infraction", concédant seulement des "erreurs" et "maladresses" dans la gestion du cas Preynat.  "Est-ce qu'une procédure pénale où l'on utilise un symbole, un relais, ce n'est pas le danger ? (...) Ici, lui se retrouve seul à porter le poids de l'absence de paroles de tous", a lancé l'un de ses avocats, Me Jean-Félix Luciani, dont le client "ne mérite pas ce pilori qu'il subit depuis des années".  

Philippe Barbarin - Visactu
Philippe Barbarin © Visactu -
Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu