Faits divers – Justice

Peine de prison alourdie en appel pour Mauricio Cavalcanti

Par Julie Szmul, France Bleu Drôme-Ardèche et France Bleu lundi 19 octobre 2015 à 19:30

Romans sur Isère dans la Drôme, image d'archives.
Romans sur Isère dans la Drôme, image d'archives. © Radio France - Stéphane Milhomme

Le faux repreneur de l'entreprise de chaussures Charles Jourdan à Romans sur Isère, en 2008, a été condamné par la cour d'appel de Grenoble à 3 ans de prison ferme, et un an avec sursis. Lors de son premier procès au mois d'avril dernier, il avait écopé de deux ans ferme.

Mauricio Cavalcanti, le faux repreneur de l'entreprise de chaussures Charles Jourdan, à Romans va rester en prison un peu plus longtemps que prévu. Sa peine de prison a été alourdie par la cour d'appel de Grenoble : 3 ans de prison ferme, et un an de sursis mise à l'épreuve, contre 2 ans ferme lors de son premier procès, en avril dernier. La raison ? La cour d'appel a retenu des faits "d'une particulière gravité".

190 personnes ont perdu leurs emplois

Rappelez-vous, en 2008, l'homme d'affaires brésilien, qui travaille pour le fonds d'investissement Finzurich, décide de reprendre l'entreprise mythique de chaussures Charles Jourdan à Romans. Sauf que plus tard, on découvre que tous les documents qu'il a fourni sont des faux. Mauricio Cavalcanti n'avait même pas l'argent nécessaire pour la reprise de la société. Résultat, les 190 salariés perdent leurs emplois, et Jourdan ferme définitivement.

C'est une décision dure, mais juste

-maitre François-Xavier Liber Magnan, avocat du liquidateur judiciaire de la société

Réaction de maitre François-Xavier Liber Magnan, avocat du liquidateur

La cour d'appel de Grenoble a confirmé le montant des dommages et intérêts que Mauricio Cavalcanti doit payer aux parties civiles: 365 000 euros. Elle a ajouté 3 500 euros pour rembourser les frais de défense à la charge des parties civiles lors du premier procès. Les deux associés, relaxés en avril dernier, l'ont été de nouveau par la cour d'appel de Grenoble, qui n'a pu prouver leur implication dans cette affaire.