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Faits divers – Justice

Peine de prison aménagée pour le jeune pompier incendiaire de Ceilhes-et-Rocozels

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Par , France Bleu Hérault

Le jeune pompier volontaire qui avait allumé six feux dans les Hauts-Cantons de l'Hérault a été condamné à six mois de prison ferme. Mais il ne retournera pas derrière les barreaux, sa peine est aménageable. Un procès qui a révélé un profil très fragile.

Le prévenu écope de 6 mois de prison aménageables
Le prévenu écope de 6 mois de prison aménageables © Maxppp - CHROMORANGE

Hérault, France

Il avait incendié la salle des fêtes de Ceilhes-et-Rocozels, mais aussi des véhicules, des arbres et des poubelles à Joncels et au lieu-dit Le Clapier, dans les Hauts-Cantons. Le jeune pompier volontaire de 23 ans a été condamné par le tribunal correctionnel de Montpellier à six mois de prison ferme, avec aménagement de peine. Cela signifie qu'il ne retournera pas derrière les barreaux.

Sa peine est assortie de quatre ans de suivi socio-judiciaire avec injonction de soins, ainsi que d'une interdiction de se présenter à Joncels et au Clapier pendant deux ans. Le jeune homme aura le droit de retourner voir son grand-père à Ceilhes, uniquement accompagné d'un membre de sa famille.

Kévin A., le visage enfantin, n'arrive pas à se rendre compte de la gravité de son acte. Il reconnaît son périple incendiaire, mais est incapable de fournir une explication. "'J'ai agi par pulsion, j'étais en colère", témoigne-t-il, "je me souviens uniquement de mon trajet. Quand je suis revenu chez moi j'ai pris une douche, comme si je voulais me laver de quelque chose". Pourtant, le jeune homme ne nourrit pas de fascination particulière pour le feu, il n'avait aucune animosité contre ses victimes. La seule chose qui aurait pu motiver son geste : son ancienne compagne venait de rompre avec lui par téléphone, ce soir-là.

Un profil particulièrement fragile

Pour son avocate, maître Aude Widuch, le comportement de son client relève davantage de la schizophrénie que de la pyromanie. "En général le pyromane regarde le feu. Lui, on a plutôt l'impression qu'il fuyait, il n'a pas assisté aux incendies", déclare-t-elle.

Preuve d'un profil particulièrement fragile, Kévin A. a fait deux tentatives de suicide pendant sa détention, "peut-être la honte du regard des gens" selon ses propres mots. Un risque toujours présent, puisque lors de l'audience, sa ceinture, le cordon de son sweatshirt et ses lacets lui avaient été retirés.

Le jeune homme sera de nouveau jugé le 20 janvier prochain, pour estimer le montant des préjudices cette fois.

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