Faits divers – Justice

Périgueux : des questions sur la sécurité pendant le carnaval

Par Benjamin Fontaine, France Bleu Périgord dimanche 19 mars 2017 à 18:51

En plein défilé, les voitures se sont retrouvées au milieu de la foule.
En plein défilé, les voitures se sont retrouvées au milieu de la foule. © Radio France - Benjamin Fontaine

Plusieurs milliers de personnes ont participé ce dimanche 19 mars au carnaval de Périgueux et beaucoup se sont questionnées sur le dispositif de sécurité mis en place en plein état d'urgence et notamment la circulation des voitures au milieu du public.

Bandas, poignées de confettis, chars fleuris, tout était réuni pour faire la fête ce dimanche 19 mars à Périgueux pour le désormais traditionnel carnaval. Une fête gâchée pour certains par des mesures de sécurité pour le moins surprenantes. "Super carnaval mais un gros manque de sécurité avec le passage des véhicules" écrit Elodie sur la page Facebook de France Bleu Périgord.

Une voiture à contresens

Vers 15h alors que le cortège démarre son tour des boulevards, des voitures parviennent encore à circuler au milieu de la foule. "Ce n'est pas très rassurant, j'avais lu dans la presse qu'il y avait un effort de fait pour la sécurité, je ne comprends pas..." confie une jeune femme venue avec sa fille. L'espace d'un instant, un véhicule s'est même retrouvée en contresens de la circulation. Sans parler de ces piétons qui ont manqué de se faire écraser au rond-point Yves Guéna devant les yeux d'un Périgourdin très remonté. "A l'époque où nous vivons et avec tout ce qui se passe comment peut-on permettre cette circulation alors qu'il y a tant de monde exposé et qu'un enfant peut se faire écraser !"

Un dispositif mobile ou la fête était annulée

Pourquoi ne pas avoir bloqué la circulation dans tout le secteur du défilé ? Pourquoi n'avoir posé aucune aucune barrière ? Le maire, Antoine Audi, assure que le dispositif voulu par la préfecture a été appliqué à la lettre. "Il s'agit d'une déambulation et non d'un circuit fermé. Il fallait éviter que le public reste statique trop longtemps. Bloquer les rues impliquait de placer seize camions pour faire barrage et nous ne pouvions pas le faire, la préfecture a donc choisi ce dispositif mouvant. Si nous en avions validé un autre nous n'aurions pas pu assurer la manifestation et je ne le souhaitais pas," explique l'élu. De son coté, la préfecture se félicite qu'aucun incident, ni accident ne soit à déplorer, mais un "retour d’expérience" va tout de même être organisé avec les services de la ville.