Faits divers – Justice

Péronne : trois personnes interpellées pour avoir torturé un homme pour 70 euros

Par Claudia Calmel, France Bleu Picardie et France Bleu vendredi 22 septembre 2017 à 0:34

Une voiture de gendarmerie - illustration
Une voiture de gendarmerie - illustration © Radio France - Benjamin Fontaine

Deux hommes de 20 et 22 ans étaient toujours entendus par les enquêteurs jeudi soir : ils sont soupçonnés d'avoir violemment agressé un Péronnais de 50 ans. Un troisième suspect a été placé en garde à vue pour non-assistance à personne en danger.

Les faits remontent au 11 septembre. La scène, extrêmement violente, s'est déroulée dans le huis-clos d'un appartement du Faubourg de Paris. La victime, un homme de 50 ans, a été frappée à coup de poing, à coup de pied, à coup de barreaux de chaise. Il a été étranglé et blessé avec des ciseaux. Ses agresseurs lui ont également versé du liquide vaisselle dans le yeux. Son calvaire a duré plus de trois heures.

Torturé pour 70 euros

Soixante-dix euros. C'est la somme que les auteurs présumés ont réussi à retirer au distributeur après avoir soutiré son code de carte bancaire à la victime. Un quinquagénaire fragile placé sous curatelle renforcée. C'est peut-être ce qui a fait de lui une cible, selon le Procureur de la République

Non-assistance à personne en danger

Un troisième homme a été placé en garde à vue ce jeudi, au lendemain de l'interpellation des deux premiers suspects. Une connaissance qui aurait assisté à tout ou partie de la scène de torture. Il était toujours dans le bureau des enquêteurs jeudi soir pour tenter de déterminer son degré d'implication.

Des enquêteurs qui cherchent aussi à savoir quels sont les liens précis entre les auteurs présumés et leur victime. L'homme les a formellement identifiés sur photos, mais ils ont aussi été confondus grâce à des analyses ADN diligentées en urgence. Ils sont déjà connus pour des faits de violence : leur profil est donc répertorié au Fichier National des Empreintes Génétiques (FNAEG). Ils pourraient tous deux avoir à répondre d'extorsion aggravée par des actes de torture et de barbarie.