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Faits divers – Justice

Perquisition à La France insoumise : le procès de Jean-Luc Mélenchon et cinq de ses proches s'est ouvert ce jeudi

- Mis à jour le -
Par , France Bleu, France Bleu Paris

Presque un an après les perquisitions houleuses chez Jean-Luc Mélenchon puis au siège de La France insoumise, le leader du parti et cinq de ses proches sont jugés à partir de ce jeudi au tribunal de Bobigny. Dès l'ouverture, le parquet a demandé le renvoi du procès. Un renvoi qui a été refusé.

Jean-Luc Mélenchon à son arrivée au tribunal de Bobigny ce jeudi matin.
Jean-Luc Mélenchon à son arrivée au tribunal de Bobigny ce jeudi matin. © AFP - Christophe ARCHAMBAULT

Les images, surréalistes, avaient choqué jusqu'aux adhérents du parti, et fait baisser la crédibilité de Jean-Luc Mélenchon. Presque un an après les perquisitions houleuses au domicile de Jean-Luc Mélenchon puis au siège de son parti, le procès du leader de gauche et de cinq de ses proches s'est ouvert ce jeudi au tribunal de Bobigny. Un procès dans un climat électrique, alimenté par les accusations "d'instrumentalisation" de la justice. 

Mais dès l'ouverture du procès, à 9h30, le parquet a demandé son renvoi à une date ultérieure. Le procureur a expliqué que les conclusions de l'IGPN, saisie par des élus LFI qui dénonçaient des violences policières lors de la perquisition, n'ont "pas été transmises à toutes les parties". "Il n'est pas possible de juger sereinement ce dossier", a estimé le procureur. Le tribunal a refusé de renvoyer le procès.

Jean-Luc Mélenchon dénonce "un procès politique" et traite les magistrats de "menteurs" 

Depuis plusieurs semaines, le chef de file des Insoumis dénonce un "procès politique" dont il s'estime victime dans cette affaire. Il affirme ne plus "croire en la justice" et qualifie les magistrats de "menteurs". La ministre de la Justice Nicole Belloubet a répliqué en fustigeant des propos "inacceptables" et en l'accusant d'être dans "l'invective", "le fantasme" et "le complot". "La justice n'est pas instrumentalisée à des fins politiques", a-t-elle assuré.

Actes d'intimidation, rébellion et provocation

Jean-Luc Mélenchon et ses cinq co-prévenus, dont les députés Alexis Corbière et Bastien Lachaud et l'eurodéputé Manuel Bompard, doivent comparaître à Bobigny pour "actes d'intimidation envers un magistrat et un dépositaire de l'autorité publique, rébellion et provocation". Leur procès est prévu sur deux jours. Ils encourent jusqu'à 10 ans de prison, une amende de 150.000 euros et 5 ans d'inéligibilité.

"La République, c'est moi! "

Le 16 octobre 2018, Jean-Luc Mélenchon s'était opposé de façon très virulente à la perquisition menée au siège de son parti à Paris dans le cadre de deux enquêtes du parquet de Paris, sur les comptes de la campagne présidentielle de 2017 et sur les conditions d'emploi d'assistants d'eurodéputés de la France insoumise. Ce jour-là, le leader du parti, filmant en direct sur Facebook la perquisition de son domicile, avait d'abord dénoncé une "énorme opération de police politique". 

Il s'était ensuite rendu avec des proches au siège du mouvement, où une autre perquisition avait viré à la confrontation. Devant des caméras de télévision, il avait ainsi appelé ses proches à "enfoncer la porte" pour entrer dans les locaux où la perquisition était en cours, affirmant notamment: "La République c'est moi!" On le voyait également bousculer un représentant du parquet ainsi qu'un policier qui tentait de s'interposer.

Les soutiens de Mélenchon manifestent devant le tribunal

Des policiers et magistrats figurent parmi les parties civiles du procès. La France insoumise a  appelé ses soutiens à s'y rendre en nombre, et Jean-Luc Mélenchon a relayé un appel à manifester devant le tribunal dès 7h30 ce jeudi. Les manifestants sont sur place, confirme France Bleu Paris.

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