Faits divers – Justice

Perquisition au siège de Bygmalion à Paris

Par Marina Cabiten, France Bleu mercredi 4 juin 2014 à 11:37

Guillaume Peltier à gauche, Jean-François Copé au centre et Geoffroy Didier à droite
Guillaume Peltier à gauche, Jean-François Copé au centre et Geoffroy Didier à droite © MaxPPP

Une perquisition a eu lieu mercredi au siège de l'entreprise Bygmalion, à Paris. Une enquête pour délit de favoritisme et prise illégale d'intérêts vise notamment Guillaume Peltier, vice-président démissionnaire de l'UMP.

Nouveaux développements dans l'affaire Bygmalion, cette société dont les fondateurs sont des proches de Jean-François Copé, soupçonnée d'avoir facturé à l'UMP de fausses prestations en 2012.

Guillaume Peltier dans l'oeil du cyclone

Mercredi, une perquisition a eu lieu au siège parisien de l'agence de communication. Les agents sont intervenus dans le cadre d'une enquête pour délit de favoritisme et prise illégale d'intérêts présumés . Pour cette même enquête, la veille, c'est le domicile de Guillaume Peltier qui avait été perquisitionné, dans le Loir-et-Cher. Le vice-président démissionnaire de l'UMP est visé suite à une plainte de l'association de lutte anticorruption Anticor déposée en 2012.

À l'origine de cette action judiciaire, une décision du maire de Menton dans les Alpes-Maritimes. Jean-Claude Guibal a accordé deux marchés, l'un à Bygmalion et l'autre à la société Com1+ dirigée par Guillaume Peltier. Des contrats qui "n'ont pas été entourés de toute la transparence requise" d'après Anticor. "D'une part, le maire s'est abstenu de donner le montant exact de ces marchés. D'autre part, (...) il n'a pas fourni le détail des prestations commandées" , note l'association.

Petit arrangement entre amis ?

Le contrat décroché par les deux entreprises dépassait les 15.000 euros, seuil maximal au-delà duquel un appel d'offres est obligatoire. Bygmalion et Com1+ sont donc soupçonnées de s'être arrangées pour découper le marché en deux parts afin de ne pas dépasser ce seuil, avec l'aval présumé du maire. D'autres communes des Alpes-Maritimes pourraient être concernées par l'enquête, selon des sources concordantes.