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Faits divers - Justice

Perquisition au siège de La France insoumise : le jugement est mis en délibéré au 9 décembre

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Dans le procès contre Jean-Luc Mélenchon et cinq de ses proches, qui s'est ouvert ce jeudi au tribunal de Bobigny, le parquet a réclamé trois mois de prison avec sursis et 8.000 euros d'amende contre le leader de La France insoumise. Le jugement est mis en délibéré au 9 décembre.

Jean-Luc Mélenchon devant le tribunal de Bobigny, ce vendredi.
Jean-Luc Mélenchon devant le tribunal de Bobigny, ce vendredi. © AFP - Martin BUREAU

Presque un an après la perquisition houleuse qui s'était déroulée au siège de la France insoumise en octobre 2018, le procès de Jean-Luc Mélenchon et de cinq membres de son parti a commencé ce jeudi au tribunal de Bobigny. Ce vendredi, le parquet a réclamé trois mois de prison avec sursis et 8.000 euros d'amende contre le leader du parti. La procureure a estimé que Jean-Luc Mélenchon a mené "un acte de résistance violente avec usage de la force". Le jugement est mis en délibéré au 9 décembre.

Des amendes requises contre les cinq autres "insoumis"

Poursuivi pour "actes d'intimidation envers un magistrat et un dépositaire de l'autorité publique, rébellion et provocation", Jean-Luc Mélenchon, qui martèle être victime d'un "procès politique", encourt jusqu'à 10 ans de prison, une amende de 150.000 euros et 5 ans d'inéligibilité.

Le parquet n'a requis une peine de prison avec sursis que pour le chef du parti. Il a demandé, comme pour Mélenchon, une amende de 8.000 euros à l'encontre des députés Alexis Corbière et Bastien Lachaud et de l'eurodéputé Manuel Bompard. Il a demandé 10.000 euros d'amende contre le président de l'association "L'Ere du peuple" Bernard Pignerol, et 2.000 euros contre l'attachée de presse du mouvement.

"Tout ce souk pour ça !" - Jean-Luc Mélenchon  

"La loi a prévu 10 ans, de 10 ans on passe à trois mois avec sursis... Tout ce souk pour ça !", s'est exclamé Jean-Luc Mélenchon devant la presse, après avoir salué les dizaines de militants qui attendaient dans le hall pour le soutenir. "J'estime que sur le plan moral notre victoire est totale. Il faut que tout se termine par une relaxe et qu'on passe à autre chose", a-t-il ajouté.

Pour justifier ses réquisitions, le parquet a souligné le rôle décisif de Jean-Luc Mélenchon dans l'escalade de tensions ayant mené à l'interruption de la perquisition. "La rébellion monte d'un cran dans l'escalier lorsque Jean-Luc Mélenchon arrive", a estimé la procureure.

"On n'est pas au Venezuela ici. On est en France et quand on outrage un policier, on est condamné" - Maître Éric Dupond-Moretti, qui défend les policiers 

Plus tôt dans la matinée, Maître Eric Dupond-Moretti, avocat des policiers qui se sont constitués parties civiles, a dénoncé l'argumentaire des six prévenus Insoumis qui dénoncent un "procès politique": "On n'est pas au Venezuela ici. On est en France et quand on outrage un policier, on est condamné". Ce vendredi après-midi, les  les plaidoiries de la défense doivent suivre. Le jugement sera mis en délibéré.

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