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Faits divers – Justice

Personnes tombées dans la Loire à Nantes : "Le chef de service présent sur place a-t-il pris la bonne décision ?"

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Par , France Bleu Loire Océan, France Bleu

Au lendemain de l'ouverture d'une enquête par l'IGPN pour faire la lumière sur l'intervention des forces de l'ordre, quai Wilson, à Nantes, à la fin de la fête de la musique, les syndicats sortent du silence. "Les choses ont dégénéré, c'est une certitude", concède Alliance police nationale.

Trois jours après l'intervention des forces de police sur le quai Wilson, à Nantes, le syndicat Unité SGP-FO réagit par l'intermédiaire de son secrétaire départemental, Stéphane Léonard.
Trois jours après l'intervention des forces de police sur le quai Wilson, à Nantes, le syndicat Unité SGP-FO réagit par l'intermédiaire de son secrétaire départemental, Stéphane Léonard. © Radio France - Florian Cazzola

Nantes, France

L'intervention de la police, samedi au petit matin, sur le quai Wilson, à Nantes, n'en finit plus de faire réagir. Alors que quatorze personnes ont été repêchées dans la Loire et qu'on est toujours sans nouvelle d'une quizième, les syndicats de police ont décidé de sortir du bois, ce mardi. Dans le même temps, les recherches se poursuivent pour tenter de retrouver Steve, un Nantais de 24 ans disparu dans la nuit de vendredi à samedi. Une enquête de l'IGPN, la police des polices, est également en cours pour tenter de comprendre si la police est intervenue de manière disproportionnée cette nuit-là. 

"En tant que fonctionnaires de police, on se pose la question"

"Les choses ont dégénéré, ça c'est une certitude", lance d'emblée Arnaud Bernard, le secrétaire régional Alliance Police Nationale. Le syndicaliste détaille l'intervention de ses collègues. "Nous on intervient dans le cadre d'une fin de fête de la musique. Il est 4 heures du matin. Sur les 10 sound system présents, il n'y en a qu'un qui pose problème. Ils éteignent la musique, ils la rallument et là on prend une pluie de projectiles. A ce moment-là, on est pas équipé pour les déloger. Et comme nous sommes pris à partie, on riposte avec des lacrymogènes." Cette version est cependant contestée par certaines personnes présentes sur le quai Wilson, au moment des faits. Elles affirment que les jets de projectiles n'ont eu lieu qu'en réaction à l'intervention policière. 

"Il faut savoir que sur cette intervention, les collègues sur place ont agi uniquement sur ordre" - Stéphane Léonard, secrétaire départemental du syndicat Unité SGP FO

"C'est un événement qui se reproduit tous les ans et on a jamais eu de souci", analyse de son côté Stéphane Léonard, le secrétaire départemental du syndicat Unité SGP FO. "Les gens sur place étaient très alcoolisés mais il n'y avait pas de casse. Il n'y avait peut-être pas d'urgence [à intervenir] mais l'IGPN le dira. Nous, en tant que fonctionnaires de police on se pose la question de savoir si le chef de service présent sur place a pris la bonne décision."

Le syndicaliste détaille la procédure appliquée par les forces de l'ordre, ce samedi matin. "Il faut savoir que _dans ce cas-là, il y a un chef d'unité, un chef de service qui est sur place et qui donne des consignes fermes que les collègues appliquent à la lettre"_, explique Stéphane Léonard, non présent sur les lieux lors de l'intervention de ses collègues. "Sur cette intervention, ce que l'on en sait c'est qu'il était sur place, il a réuni une petite dizaine de collègues et a décidé d'intervenir. Est-ce qu'il a fait le bon choix ? L'enquête de l'IGPN le dira. Nous on se demande si il était judicieux d'agir rapidement et avec très peu de collègues."