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Vins bordelais : une militante anti-pesticides condamnée à verser 125.000 euros à la filière

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Gironde, France Bleu

Le tribunal de Libourne juge que les propos de Valérie Murat étaient "dénigrants" envers le principal syndicat des vins de Bordeaux, le CIVB, et plusieurs châteaux girondins. La porte-parole de l'association "Alerte aux toxiques" doit verser 125 000 euros dont 100 000 euros au CIVB. Elle fait appel.

Valérie Murat (à droite), porte-parole de l'association "Alerte aux toxiques".
Valérie Murat (à droite), porte-parole de l'association "Alerte aux toxiques". © Maxppp - PHOTOPQR/MAXPPP

Ce jeudi matin, le tribunal de Libourne a tranché : les propos de Valérie Murat relèvent du dénigrement collectif. Dans une analyse de 22 vins sélectionnés, dont la plupart sont issus de domaines bordelais, cette porte-parole de l'association "Alerte aux toxiques" alertait en septembre dernier sur la présence de pesticides et dénonçait la "malhonnêteté intellectuelle" du label Haute valeur environnementale (HVE). Pour ces propos, elle a été condamnée à verser 100 000 euros de dommages et intérêts au Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB) ainsi que 25 000 euros au reste des plaignants. Valérie Murat a fait appel de cette décision.

Plus on essaiera de me faire taire, plus je l'ouvrirai - Valérie Murat, militante anti-pesticides

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"L'omerta perdure"

Cette militante écologiste estime que "la justice vient de donner raison au royaume de l'omerta. L'omerta perdure à Libourne, ce prétendu pays du vin." Elle fustige cette décision qui "empêche de critiquer la pratique viticole qui autorise l'utilisation des pesticides les plus dangereux sur le marché". Valérie Murat assure qu'elle va pas se "laisser faire et plus on essaiera de me faire taire, plus je l'ouvrirai. Je n'ai certainement pas dit mon dernier mot", conclut-elle.

Le CIVB satisfait de cette décision

Pour le Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux, cette décision est un soulagement : "Nous sommes aujourd’hui satisfaits de cette décision de justice. Elle tient compte des préjudices que nous avons collectivement subis et rappelle à chacun que le dénigrement ne peut rester sans sanction", répond Bernard Farges, le président du CIVB, dans un communiqué.

Le CIVB rappelle également qu'à ce jour, plus de 65% des surfaces du vignoble de Bordeaux sont certifiées par une démarche environnementale, contre 35% en 2014. 

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