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Pesticides : les agriculteurs craignent des pertes de revenus à cause des zones de non traitement

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Par , , France Bleu Berry

Depuis le 1er janvier, les agriculteurs doivent respecter une distance minimale de sécurité entre les zones d'épandage de pesticides et les habitations. En Berry, les syndicats agricoles dénoncent un décret stigmatisant et qui va leur faire perdre de l'argent.

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- © Maxppp - Claude PRIGENT/PHOTOPQR/LE TELEGRAMME

Ce n'est pas une nouveauté qui va plaire aux agriculteurs. Ils se disent déjà victimes d'un agri-bashing. Et ce n'est pas l'entrée en vigueur du décret qui impose une distance de sécurité entre les zones d'épandage de pesticides et les habitations. Depuis le 1er janvier, il faut une distance de trois mètres, cinq mètres, dix mètres, voire très exceptionnellement vingt mètres. Cela varie en fonction du type de culture et de la dangerosité des produits utilisés. "On n'a pas la liste des produits concernés en fonction des distances. On est encore un petit peu dans le flou", déplore Denis Jamet, agriculteur à Soye-en Septaine dans le Cher.

Une perte de revenus importante à craindre ?

Le président de la section "Grandes Cultures" à la FNSEA du Cher s'inquiète des conséquences de ce nouveau décret. "Ça représente une perte de revenus sur les surfaces qu'on ne pourra plus traiter. Sauf qu'on continuera à payer des taxes mais ce sont des terres qui ne seront plus productives. Donc il y aura des pertes de revenus parfois conséquentes en fonction de l'endroit où on habite et si on vit proche des villes", s'alarme l'agriculteur.

Pour sa propre exploitation, Denis Jamet a fait le calcul. "On va perdre l'équivalent de 1 000 à 1 500 euros de produits par hectare", explique-t-il. Malgré tout, les agriculteurs ne sont pas abandonnés à leur sort. Une enveloppe de 25 millions d'euros est prévue pour accompagner les agriculteurs dans la réduction de l'utilisation de produits phytosanitaires, et les parcelles déjà semées ne seront concernées par ces nouvelles règles d'épandages qu'au 1er juillet 2020. 

Mais la pression des écologistes ne va pas retomber. Ils dénoncent des mesures insuffisantes et une catastrophe pour les riverains.

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