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Phoques décapités : 5.000 euros d'amende requis contre deux marins-pêcheurs

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Par , France Bleu Breizh Izel, France Bleu Armorique

Deux marins-pêcheurs, un matelot et son patron, comparaissaient devant le tribunal de Quimper ce lundi pour avoir décapité deux phoques en février et mars 2019. Le matelot a reconnu les faits, le patron conteste. Le parquet a requis 5.000 euros d'amende chacun. Délibéré le 26 novembre.

Photo d'illustration.
Photo d'illustration. © Maxppp - Yonhap News Agency

L'affaire avait ému les défenseurs des animaux : en février et mars 2019, deux phoques avaient été retrouvés décapités à Concarneau et à Trégunc (Finistère). L'association Sea Sheperd avait même proposé une récompense de 10.000 euros pour tous ceux qui pourraient apporter des renseignements dans cette affaire. Un marin-pêcheur avait avoué avoir remonté accidentellement deux phoques gris, déjà morts. Il avait décapité leurs têtes pour les naturaliser et les conserver "comme un souvenir de pêche".

Ce lundi, il était jugé devant le tribunal de Quimper pour "destruction, détention, transport, utilisation et naturalisation d'une espèce protégée". Son ex-patron a également comparu pour ne pas avoir déclaré ces pêches illégales, ce qui est obligatoire. Si le marin avoue les faits, son patron, lui, conteste. "J'étais de l'autre côté du bateau, sur la passerelle", dit-il. Pourtant, le matelot qui a décapité les mammifères, l'affirme : "Je lui ai demandé la permission avant de prélever la tête des phoques. Je ne savais pas que c'était une espèce protégée, sinon je ne l'aurais pas fait."

Délibéré le 26 novembre

Le patron encourait jusqu'à 22.500 euros d'amende et le matelot jusqu'à deux ans de prison et 150.000 euros d'amende. Le parquet a finalement requis 5.000 euros d'amende pour chacun, avec une relaxe pour les faits de destruction, puisqu'un expert a prouvé qu'un phoque ne pouvait pas vivre sous l'eau au-delà de 20 à 30 minutes. Le jugement a été mis en délibéré au 26 novembre prochain.

Une dizaine de parties civiles étaient présentes ce lundi devant le tribunal, dont la LPO, Sea Sherperd et la SPA. "La France est encore très en retard sur la compréhension et la mise en application de la législation européenne. La non déclaration est un facteur extrêmement grave dans les atteintes à l'environnement", lance Maître Tamalet. L'avocat de l'association Sea Sheperd estime que les réquisitions sont trop faibles. "La décapitation qu'on minimise et qu'on présente simplement comme un agrément de taxidermie occasionnelle, et les réquisitions aussi faibles, montrent la position du parquet sur le respect du vivant, s'agissant d'un mammifère marin. Temps qu'on sera encore dans la dynamique de minimiser ce genre de faits, on n'avancera pas", s'agace-t-il.

Pour l'avocate du matelot, Maître Hammarlebiod, il y a beaucoup d'hypocrisie autour de ce procès : "Dès le départ, on est parti sur une personne qui était tortionnaire avec des actes de barbarie, juste parce qu'on a utilisé le verbe 'décapité'. Cela parle à tout le monde, c'est du sensationnel et la réponse va avec de la part du public et des associations." L'avocate regrette qu'on se serve de son client comme d'un exemple.

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