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Faits divers – Justice

Phoques décapités dans le Finistère : deux marins pêcheurs poursuivis

Un marin a reconnu avoir décapité et conservé les têtes de deux phoques qui s'étaient pris accidentellement dans ses filets de pêche. Les corps de ces animaux ont été découverts en février et en mars dernier sur les plages de Concarneau et de Trégunc. Lui et son patron seront jugés en janvier.

Les corps des phoques ont été retrouvés sur deux plages, à Concarneau et à Trégunc
Les corps des phoques ont été retrouvés sur deux plages, à Concarneau et à Trégunc © Maxppp - Rodolphe Pochet

Concarneau, France

Des marins pêcheurs professionnels seraient à l'origine des phoques retrouvés décapités sur des plages du Finistère. En février et mars dernier, une tête et deux corps sont retrouvés sur les plages de Concarneau et de Trégunc. Une enquête est alors ouverte par la gendarmerie maritime, avec le parquet de Quimper, pour "destructions d'espèce protégée". Selon les premiers examens, leurs têtes ont été découpées avec un objet tranchant, l'acte est donc criminel. 

Un marin admet en avoir décapité deux 

Il admet avoir pêché accidentellement deux phoques gris, déjà morts selon lui, en février et mars dernier. Il reconnaît alors en avoir décapité deux et "avoir conservé les têtes pour les naturaliser" selon le communiqué du procureur de Quimper. La justice le poursuit donc pour "destruction, détention, transport, utilisation et naturalisation d'une espèce protégée". Des faits passibles de deux ans de prison et de 150 000 euros d'amende. 

Son patron poursuivi pour non déclaration de pêche d'espèce protégée 

Le patron de ce marin pêcheur est lui aussi convoqué par la justice pour ne pas avoir déclaré ces pêches illégales. Un arrêté oblige en effet les pêcheurs à déclarer s'ils attrapent des espèces protégées. Lui aussi a reconnu en partie les faits et encourt jusqu'à 22 500 euros d'amende. En plus de la non déclaration de pêche d'espèce protégée, il est poursuivi pour complicité et transport d'une espèce protégée.

Jugés le 13 janvier 2020

Les deux hommes sont convoqués devant le tribunal correctionnel de Quimper le 13 janvier 2020 à 10 heures. Deux plaintes ont par ailleurs été déposées à la gendarmerie dans cette affaire : une de la S.P.A de Cornouaille et une de l'association "Sea Sheperd France". Cette dernière avait promis une récompense de 10 000 euros à toute personne qui pourrait leur donner des indices pour retrouver les coupables.