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Photographe de l'Union agressé à Reims : "Les violences se banalisent" dans le quartier Croix rouge

Habitants, responsables associatifs ou éducateurs déplorent le climat de violences dans le quartier Croix rouge à Reims, où a eu lieu l'agression du photo-journaliste de l'Union. Avec des affrontements qui impliquent des adolescents de plus en plus jeunes.

La médiathèque Croix-Rouge devant laquelle Christian Lantenois a été agressé ce samedi
La médiathèque Croix-Rouge devant laquelle Christian Lantenois a été agressé ce samedi © Radio France - Sophie Constanzer

Alors qu'un suspect a été interpellé à Reims lundi 1er mars dans l'enquête sur l'agression du photojournaliste de l'Union, habitants et associations pointent du doigt le climat de violences dans le quartier Croix rouge. Un "cap" a t-il été franchi samedi ? "Le cap a été franchi il y a longtemps selon moi, quand on a eu des gamins qui se sont retrouvés à l'hôpital dans le coma... c'était des signes avant coureurs", souligne Amidou, éducateur au Service de prévention de la Marne et médiateur dans le quartier depuis plus de quatre ans. 

Il y avait eu ces affrontements entre jeunes du quartier Croix rouge et jeunes du quartier Orgeval en plein centre ville de Reims en février 2020, qui avaient suscité émoi et colère. Il s'agissait de jeunes mineurs, parfois armés de marteaux. Mais désormais, ce sont aussi des bandes à l'intérieur même du quartier Croix rouge, qui s'affrontent. 

Là c'est un événement de plus qui va attirer l'attention sur les violences qui se banalisent dans le quartier - Un éducateur

À quelques pas du lieu de l'agression samedi du photojournaliste, devant la médiathèque Croix rouge fermée, l'éducateur raconte la violence quotidienne qui monte encore d'un cran pendant les vacances scolaires. "La semaine dernière j'ai séparé des jeunes ici deux fois, avec des cagoules et des armes...", explique Amidou. Et il fait un constat : "Ce sont parfois des jeunes dans notre secteur qui se disent on s'ennuie et on va aller taper, sauf que ça devient récurrent, et ce sont des jeunes entre 14 et 17 ans". Avec battes de baseball, haches ou des armes à feu. Et les affrontements démarrent parfois pour une broutille, sans compter l'impact des réseaux sociaux. 

Manque d'éducateurs de rue ? 

Ennui, rivalités entre secteurs de Croix rouge... En tout cas, à l'association l'Etoile de Croix-du-Sud, une habitante confirme le climat qui se dégrade et des rixes qui impliquent des adolescents de plus en plus jeunes : "Sous nos fenêtres, on voit des attroupements de jeunes qui squattent sur le parking du Quick [à côté de la médiathèque], parfois ils se battent et certains ont 12, 13 ans !". 

D'autres, sans excuser la violence, regrettent le manque de lieux d'accueil pour les jeunes et le manque d'activités d'autant plus important depuis le début de la crise sanitaire et le couvre-feu. "En temps normal il y a du lien ici mais on est ouvert plus que le matin !", déplore Jean-Michel Gauthier. "Pour moi il y a un abandon politique des jeunes, on les prend plus en main comme avant avec des éducateurs, les seules personnes qu'ils voient c'est les policiers municipaux et nationaux qui font leur boulot", explique le président de l'association l'Etoile de Croix-du-Sud. 

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