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Photographe blessé lors de la manifestation samedi à Paris : le parquet ouvre une enquête

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Par , France Bleu

Le parquet de Paris a annoncé ce lundi avoir ouvert une enquête pour établir les circonstances dans lesquelles un photographe, collaborateur de l'Agence France Presse, a été blessé samedi lors de la manifestation contre la loi "sécurité globale" à Paris. RSF dénonce des violences policières.

Le photographe Ameer al-Halbi a été blessé au visage samedi dernier lors de la manifestation contre la loi "sécurité globale" à Paris.
Le photographe Ameer al-Halbi a été blessé au visage samedi dernier lors de la manifestation contre la loi "sécurité globale" à Paris. © AFP - SAMEER AL-DOUMY / AFP

Le parquet de Paris a décidé d'ouvrir une enquête "en recherche des causes blessures" subies par le photographe syrien Ameer al-Halbi samedi dernier. Ce collaborateur de l'Agence France Presse (AFP), primé à plusieurs reprises pour ses photos de guerre, a été blessé lors de la manifestation contre la loi "sécurité globale" dans la capitale. Confiée à l'IGPN, la police des polices, cette enquête vise à éclaircir les conditions "de survenance" de sa grave blessure au visage. 

Il aurait été touché "par un coup de matraque", selon Reporters sans frontières, qui a dénoncé des violences policières "inacceptables". Une enquête "administrative interne" avait déjà été ouverte dimanche par la police, pour établir les circonstances dans lesquelles ce photographe de 24 ans a été blessé.

"Nous sommes choqués par les blessures infligées à notre collègue Ameer al-Halbi et nous condamnons cette violence non provoquée", a réagi dimanche Phil Chetwynd, directeur de l'information de l'AFP. Selon lui, au moment des faits, il "exerçait son droit légal comme photojournaliste couvrant les manifestations dans les rues de Paris" et qu'il "se trouvait avec un groupe de collègues clairement identifiés comme journalistes".

"Le choc a été très dur"

Joint par l'AFP, Ameer al-Halbi a expliqué, qu'au moment des heurts place de la Bastille, il avait pris "des photos de policiers qui étaient en train de frapper quelqu'un". Quelques minutes plus tard, "les policiers sont arrivés et d'un coup je me suis retrouvé au sol, je ne me suis pas rendu compte de ce qui s'est passé. Je pense que c'était un seul coup. Les gens m'ont marché dessus puis quelqu'un m'a aidé", a raconté le photographe.

Dimanche, il a déclaré aller mieux "mais le choc a été très dur, en particulier au moment où je me suis retrouvé blessé, saignant fortement au visage, et bloqué pendant deux heures dans la manifestation, coincé entre les manifestants et les policiers qui ne voulaient pas nous laisser sortir pour rejoindre l'hôpital. Là, ce sont des images de Syrie qui ont envahi ma tête".

"Je n'avais plus mal au nez, au visage, c'était un mal qui envahissait toute ma tête, le passé qui surgissait, a-t-il ajouté. A 15 ans je me suis retrouvé à Alep bloqué dans une manifestation, blessé par deux balles dans la main. C'est Alep qui est revenu (samedi) soir".

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