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Faits divers – Justice

PHOTOS - Journée "Justice morte" en Ile-de-France, avocats et magistrats allongés sur le sol du tribunal de Nanterre

vendredi 30 mars 2018 à 18:41 Par Armêl Balogog, France Bleu Paris

Une nouvelle journée "Justice morte" se tient vendredi 30 mars dans de nombreux barreaux de France, dont ceux de la région parisienne. Avocats, magistrats et personnels du greffe contestent le projet de réforme de la justice.

Avocats et magistrats s'allongent sur le sol du tribunal de Nanterre pour la journée "Justice morte"
Avocats et magistrats s'allongent sur le sol du tribunal de Nanterre pour la journée "Justice morte" © Maxppp - Arnaud Journois

Nanterre, France

Jusqu'à 200 avocats et magistrats allongés sur le sol, dans la salle des pas-perdus du tribunal de Nanterre, tenant des pancartes "Macron m'a tué ma justice". C'est l'une des images de cette nouvelle journée "Justice morte" ce vendredi 30 mars, notamment en Ile-de-France. "Dans tous les barreaux de France, personne ne lâchera rien", commente le bâtonnier de Nanterre, Pierre-Ann Laugery, sur France Info.

Les barreaux dénoncent la réforme de la justice

Les avocats, magistrats et personnels de greffe contestent la réforme dévoilée par la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, au début du mois de mars. Elle contient cinq chantiers : sens et efficacité des peines, simplification de la procédure civile, simplification de la procédure pénale, transformation numérique et adaptation du réseau des juridictions.

Selon le batônnier, les avocats consultés sur ces sujets ont été des "alibis" et "n'ont pas pu obtenir gain de cause sur beaucoup de propositions qu'ils avaient faites". Cette réforme aurait un "impact très lourd" sur le justiciable, ce pourquoi il en demande "le retrait" et la mise en place d'une "véritable concertation".

Le barreau de Meaux a réalisé une vidéo pour dénoncer les conséquences de cette réforme. Il met en scène le "service après vente de la justice" :

Des tribunaux trop loin des populations

En cause notamment, la perte éventuelle de proximité : 307 tribunaux d'instance vont être rattachés aux tribunaux de grande instance, selon Pierre-Ann Laugéry, ce qui entraînerait une perte de proximité. C'est déjà le cas dans les Hauts-de-Seine.

"Les tribunaux d'instance du département sont maintenant réunis au tribunal de grande instance de Nanterre, explique-t-il. Le justiciable qui habite à Antony et qui doit faire gérer son problème à Nanterre, en pleine journée doit faire deux heures de circulation. [...] Nous, nous disons que ce n'est pas bien."

Mouvement très suivi en Ile-de-France

Le mouvement est très suivi en Ile-de-France : 200 avocats et magistrats allongés sur le sol du tribunal à Nanterre, rassemblés aussi pendant quelques minutes dans la salle d'audience, avant le début du procès de l'affaire Johnny Hallyday. 100 rassemblés devant le tribunal de Versailles ce vendredi midi, 80 à Pontoise. A Bobigny, la justice est enterrée symboliquement, ce vendredi. Des fumigènes allumés devant le tribunal de Meaux. Des rassemblements à Evry, Créteil et Paris.

Tant qu'une "concertation" n'est pas prévue avec la ministre de la Justice ou même le président de la République, Emmanuel Macron, tant que la "transparence" n'est pas acquise, prévient l'Unsion syndicale de la magistrature (USM), le mouvement ne s'essouflera pas : une grande manifestation est annoncée à Paris le 11 avril, jour où le texte de la réforme est censé arriver en Conseil des ministres.