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Faits divers – Justice

PHOTOS - La cache de Josu Ternera l'ex chef d'ETA à Saint-Nicolas-de-Véroce

Josu Ternera, figure d'ETA, a passé les derniers jours de sa cavale dans un gîte en Haute Savoie. France Bleu Pays de Savoie a recueilli le témoignage du propriétaire qui est "tombé des nues". L'etarra se faisait appeler Bruno et avait réussi à passer inaperçu.

Le refuge de Ternera
Le refuge de Ternera © Maxppp - Antonio Broto/EFE/Newscom/MaxPPP

Saint-Nicolas de Véroce, Saint-Gervais-les-Bains, France

Niché à près de 1.500 mètres d'altitude, le gîte est loin du village de Saint-Nicolas-de Véroce ( au moins trois kilomètres) et pour le moins "rustique" selon l'expression même de son propriétaire. Un toit en tôle ondulée, un confort très sommaire.  

Il faut une demi-heure de marche pour y accéder. Ce n'est pas non plus complètement isolé puisqu'une piste de ski de fond l'hiver et de randonnée l'été passe juste devant. Mais il n'y a quasiment aucun habitant autour. C'est un chalet qui sert pour l'été.

Une habitante du secteur confirme à France Bleu Pays de Savoie qu'"on le connaissait sous le nom de Bruno". Bruno Marti, écrivain vénézuélien, c'était sa fausse identité, selon El Pais.

La facade - Maxppp
La facade © Maxppp - Antonio Broto/EFE/Newscom/MaxPPP

Info France Bleu Pays de Savoie : Ternera venait dans le gîte depuis septembre

France Bleu Pays de Savoie a pu s'entretenir avec le propriétaire du gîte "très secoué" par cette histoire. "Y a beaucoup de conneries qui circulent !" éclate-t'il au premier abord. "Et encore, heureusement, je n'ai pas internet !"

L'homme, très connu en Haute Savoie dans le milieu de la montagne, ne louait pas, il prêtait le refuge à Bruno, qui disait venir d'Amérique du Sud, "un type très instruit, pas désagréable avec qui on parlait de montagne et de chevaux" et qui a participé à plusieurs randonnées menées par ce guide chevronné.

C'est après une de ces randonnées que Bruno demande s'il n'a pas un endroit pour le dépanner. "Nous, à la montagne, on accueille les gens. On fait preuve d'humanité. Et on pose pas de questions. Moi je ne suis pas curieux de nature."

Contrairement aux affirmations des journalistes espagnols, qui sont montés très nombreux ce vendredi pour prendre en photo la fameuse cache, Ternera n'était pas là seulement depuis six mois. "Il est venu depuis septembre. Mais pas tout le temps. Il partait. Il revenait. Au début, c'était pour un mois seulement."   

Le guide propriétaire l'a très peu croisé durant cette période car en plein hiver il est très occupé ailleurs. Il n'est pas du genre à s'épancher mais on comprend au son de sa voix qu'il ne revient toujours pas d'avoir été au contact d'un individu "qu'on ne pouvait pas soupçonné d'avoir un tel passé."

La cache de l'ancien leader d'ETA - Maxppp
La cache de l'ancien leader d'ETA © Maxppp - Antonio Broto/EFE/Newscom/MaxPPP

Josu Ternera avait su se fondre dans le paysage

Une tenancière d'un gîte, non loin de là, explique "que plusieurs personnes sur ces hauteurs très rudes en hiver lui ont rendu service sans jamais se douter de son passé de terroriste". L'un l'amenait en voiture faire des courses au supermarché par exemple. L'étranger "rustique et simple" comme le pays s'est facilement intégré. 

La veille de son arrestation, le villageois qui l'a conduit à l'hôpital confiait que "Bruno avait très mal au ventre et qu'il fallait l'amener sans attendre à l'hôpital".  On sait aujourd'hui que Josu Ternera souffre d'un cancer.   C'est sur le parking de l'hôpital de Sallanche que le Basque est interpellé.

Par le plus grand des hasards, la cabane se situe à 200 mètres du chalet d'alpage du maire de Saint-Gervais Jean-Marc Peillex qui "n'a jamais croisé ce voisin si particulier". Pas loin non plus, le chalet de la sœur de Jeannie Longo. Des chalets beaucoup plus luxueux, reconnaît le maire.